Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2407922

vendredi 5 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2407922
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 juin 2024, M. A B demande au juge des

référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision de refus de l'autorisation préalable d'entrée en formation ;

2°) d'enjoindre au Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer cette autorisation.

Il indique qu'il a postulé un poste d'agent de sécurité pour les Jeux Olympiques de Paris et qu'il a entrepris les démarches nécessaires pour obtenir l'autorisation préalable d'entrée en formation auprès du Conseil national des activités privées de sécurité, qu'il a déposé le

1er mars 2024 l'ensemble des pièces justificatives nécessaires mais qu'il a reçu un courrier du

18 juin 2024 rejetant sa demande.

Il soutient qu'il n'est pas l'auteur des faits qui lui sont reprochés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 18 juin 2024, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a refusé à M. A B l'autorisation préalable d'entrée en formation aux fins d'obtenir une habilitation en qualité d'agent privé de sécurité au motif qu'il avait été mis en cause en juin et juillet 2006 " en qualité d'auteur de refus par un conducteur d'obtempérer à une sommation de s'arrêter et exposition à un risque de mort ou de mutilation par violence délibérée d'une obligation de prudence " et en " qualité d'auteur de faits de recel de bien provenant d'un vol ". Par une requête enregistrée le 28 juin 2024, il a demandé au juge des référés de suspendre l'exécution de cette décision et d'enjoindre au directeur du Conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer cette autorisation.

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Il résulte de ces dispositions qu'une requête à fin de suspension est atteinte d'une irrecevabilité d'ordre public lorsque le requérant ne l'a pas introduite, par une requête distincte, de la requête à fin d'annulation ou de réformation.

3. Aux termes enfin de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

4. En l'espèce, M. B n'établit pas avoir saisi le présent tribunal d'une demande en annulation de la décision contestée. Par suite, sa requête ne pourra qu'être rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Le juge des référés,

Signé : M. Aymard

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,