Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2408267
lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2408267 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 juillet 2024, Mme A B demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'ici le 15 juillet 2024 d'un document à présenter à son employeur aux fins de prolongation de son contrat de travail.
Elle soutient que :
- elle a demandé le renouvellement du titre de séjour dont elle était titulaire dans le délai qui lui était imparti ;
- son employeur n'a pas renouvelé son contrat de travail au-delà de la date d'expiration de son titre de séjour ;
- elle a tenté de contacter l'ANEF pour demander la délivrance d'un document lui permettant d'obtenir le renouvellement de ce contrat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Billandon, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante marocaine née en 1990, s'est vu délivrer une carte de résident valable jusqu'au 30 juillet 2024, dont elle a demandé le renouvellement au préfet de
Seine-et-Marne le 27 avril 2024. Par la présente requête, Mme B demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la délivrance d'ici le 15 juillet 2024 d'un document à présenter à son employeur aux fins de prolongation de son contrat de travail.
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
3. Au cas particulier, il résulte de l'instruction, d'une part, que Mme B est, au jour de la présente ordonnance, titulaire d'un titre de séjour en cours de validité et d'autre part, qu'elle n'a été recrutée par l'école des officiers de la gendarmerie nationale de Melun que par un contrat à durée déterminée pour faire face à une vacance temporaire d'emploi dans l'attente du recrutement d'un fonctionnaire. Il s'ensuit que Mme B ne justifie pas être placée dans une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
4. Il résulte des constatations opérées au point 3 que, sans qu'il soit besoin d'examiner si la demande de Mme B présente un caractère d'utilité au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et si elle ne fait pas obstacle à l'exécution d'une décision administrative, il y a lieu de rejeter la requête dans son ensemble, par application des dispositions de l'article
L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Melun, le 15 juillet 2024.
La juge des référés,
Signé : I. Billandon
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,