Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2408326
mercredi 17 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2408326 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Escuiller, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation favorable ou une attestation de prolongation d'instruction assortie d'une autorisation de travail de sa demande de carte de résident dans un délai de 48 heures, et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, sur le fondement des dispositions des articles L. 911-1 et L.911- 2 du code de justice administrative ;
2°) d'enjoindre à titre subsidiaire de le convoquer au sein des services de la préfecture dans
un délai de 48 heures afin de lui délivrer un récépissé de demande de carte de résident, et assortie d'une autorisation de travail, et sous astreinte de 150 euros par jour de retard sur le fondement des dispositions des articles L. 911-1 et L.911-2 du code de justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat (préfète du Val-de-Marne) la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il indique que, de nationalité afghane, il a été reconnu réfugié le17 février 2023, qu'il a sollicité de la préfète du Val-de-Marne la délivrance d'une carte de résident, qu'il a ensuite déménagé en Seine-et-Marne mais que la préfecture du Val-de-Marne est demeurée compétente de sa demande, qu'il a bénéficié d'attestation de prolongation d'instruction dont la dernière était valable jusqu'au 19 mai 2024 et qui n'a pas été renouvelée et que son contrat de travail a été suspendu.
Il soutient que la condition d'urgence est satisfaite car il a été reconnu réfugié et son contrat de travail risque d'être suspendu à compter du 18 juillet 2024, et que la décision contestée de refus de délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction porte une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au travail et à sa liberté d'aller et de venir.
La requête a été communiquée le 9 juillet 2024 au préfet de Seine-et-Marne qui n'a présenté aucun mémoire en défense.
Par un mémoire enregistré le 9 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Escuillier, a déclaré se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience du 10 juillet 2024, tenue en présence de
Madame Nodin, greffière d'audience, présenté son rapport en l'absence du requérant et du préfet de Seine-et-Marne, ou de leurs représentants, dûment convoqués.
Considérant ce qui suit :
1 M. A B, ressortissant afghan né le 1er mai 2001 à Varami, entré en France le 5 octobre 2019, a été reconnu réfugié par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du
17 février 2023. Il a déposé en préfecture du Val-de-Marne le 31 mars 2023 une demande de carte de résident et des attestations de prolongation d'instruction lui ont été délivrées dont la dernière était valable jusqu'au 19 mai 2024. Il en a demandé le renouvellement et n'a reçu aucune réponse. Par une requête formée le 8 juillet 2024, M. B a demandé au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui renouveler son attestation de prolongation d'instruction.
2 Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. / Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
3 Par son mémoire enregistré le 9 juillet 2024, M. B a indiqué se désister des conclusions de sa requête, une nouvelle attestation de prolongation d'instruction, valable jusqu'au
8 janvier 2025 ayant été mise à sa disposition sur son compte ouvert sur la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte à M. B de son désistement de l'ensemble de ses conclusions de sa requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. AymardLa greffière,
Signé : Mme Nodin
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2408326