Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2408438

lundi 22 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2408438
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Boudjellal, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision implicite de refus née le 16 février 2024 ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de procéder au réexamen de sa demande et de la munir durant ce temps d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour autorisant le travail ;

3°) de mettre à la charge de l'état la somme de 1 200 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite car il a demandé le renouvellement de son droit au séjour ainsi que la délivrance d'un titre de séjour ;

- il existe des doutes sérieux sur la légalité de la décision attaquée au motif du défaut d'examen sérieux, du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, de la méconnaissance des stipulations du 2) l'article 6 de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire enregistré le 18 juillet 2024, M. B, représentée par Me Boudjellal, déclare se désister de ses conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais maintient celles sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ramenées à la somme de sept cent euros.

Par un mémoire enregistré le 22 juillet 2024, la préfète du Val-de-Marne, représenté par le cabinet Actis Avocats, conclut au non-lieu à statuer.

Elle soutient que l'intéressé a été convoqué le 17 juillet 2024 pour le retrait de son récépissé de demande de carte de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Par une requête enregistrée le 10 juillet 2024 sous le numéro 2408438, M. B a demandé l'annulation de la décision contestée.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, de nationalité algérienne né le 19 mars 1987 à Boghni (République algérienne démocratique et populaire) a sollicité son admission au séjour pour laquelle il a bénéficier d'un récépissé constatant le dépôt d'une première demande de titre de séjour le 7 octobre 2022, renouvelé plusieurs fois et la dernière fois par un récépissé valable jusqu'au 15 janvier 2024 non renouvelé. L'intéressé a donc considéré s'être vu opposer une décision implicite de rejet à sa demande, dont il a demandé l'annulation au présent tribunal par une requête enregistrée le 10 juillet 2024, assortie de la présente requête en référé-suspension.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (). " et selon l'article L. 521-3 du même code : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".

3. Par son mémoire enregistré le 18 juillet 2024, M. B a déclaré qu'en conséquence de sa convocation le 17 juillet 2024 en vue de la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour, confirmées par le mémoire en défense, valable jusqu'au 16 octobre 2024, il se désiste de ses conclusions fondées sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que de celles à fin d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais irrépétibles :

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État (préfète du Val-de-Marne) une somme de 700 euros à verser à M. B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions présentées par M. B aux fins de suspension et d'injonction.

Article 2 : L'État (préfète du Val-de-Marne) versera la somme de 700 euros à M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.

Le juge des référés,

Signé : M. Girard-Ratrenaharimanga

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2408438