Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2408505

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2408505
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 juillet 2024 et un mémoire enregistré le 13 juillet 2024, Mme B A demande au tribunal, sur le fondement de l'article R. 544-1 du code de justice administrative, de lui allouer une provision d'un montant global de 75 000 euros, pour, d'une part, récupérer diverses sommes qu'elle a déboursées ou " perdues " du fait d'escroqueries dont elle estime avoir été victime de la part d'avocats, d'un dentiste, de compagnies d'assurance, d'organismes bancaires, des co-héritiers de la succession de sa mère ou de bailleurs, de diverses démarches qu'elle dit avoir dû engager pour se protéger, d'autre part faire face à diverses dépenses ou compenser un manque à gagner.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. " En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Il ressort de la requête susvisée qu'une partie des litiges que Mme A évoque sont nés de rapports de droit privé et ne relèvent donc pas de la compétence de la juridiction administrative. S'agissant des litiges qui seraient susceptibles de relever de la compétence de la juridiction administrative, Mme A ne justifie, ni par ses écritures, ni par les documents qu'elle produit, de l'existence d'une obligation non sérieusement contestable qui justifierait l'octroi d'une provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative.

3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de Mme A selon la procédure prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Melun, le 15 juillet 2024.

La présidente,

C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,