Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2408572
jeudi 25 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2408572 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juillet 2024, M. A B, retenu au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2, demande au tribunal :
1°) d'ordonner à l'administration la production de son entier dossier ;
2°) d'annuler l'arrêté du 9 juillet 2024 par lequel le préfet de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et l'a interdit de retour pour une durée de trois ans.
Il soutient que les décisions litigieuses :
- sont entachées d'incompétence ;
- sont insuffisamment motivées ;
- ont été prises en méconnaissance du principe du contradictoire garanti par le paragraphe 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- sont entachées d'un défaut d'examen sérieux et particulier ;
- sont entachées d'une erreur de droit ;
- sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle ;
- violent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- violent l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de l'Essonne le 13 juillet 2024, qui n'a pas produit de mémoire en défense mais a communiqué des pièces, le 24 juillet 2024.
Le centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot n° 2 a communiqué des pièces enregistrées le 22 juillet 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné Mme Leconte, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Leconte, qui a informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, de ce que la juridiction est susceptible de prononcer d'office une mesure d'injonction tendant à enjoindre à l'autorité préfectorale de réexaminer la situation de M. B, de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour ainsi que de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d'information Schengen ;
- les observations de Me Fresard, substituant Me Benoit-Grandière, représentant M. B, qui soutient que la requête est recevable et conclut aux mêmes fins que celle-ci, par les mêmes moyens ;
- les observations de M. B ;
- et celles de Me Kao, représentant la préfecture de l'Essonne, qui soutient que :
* La requête est tardive et dès lors, irrecevable ;
* aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 15 h 20.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant brésilien né en 2003 à Brasilia (Brésil), déclare résider en France depuis 2016. M. B a été interpellé et placé en garde à vue le 9 juillet 2024 et entendu le même jour dans le cadre d'une enquête préliminaire pour violences conjugales et dégradation de biens privés. Par un arrêté du 9 juillet 2024, le préfet de l'Essonne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Par un arrêté du même jour, la même autorité a placé M. B en rétention administrative, placement prolongé par une ordonnance du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux du 11 juillet 2024. Le requérant demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 9 juillet 2024 portant obligation de quitter le territoire français en toutes ses décisions.
Sur la communication du dossier administratif du requérant :
2. Aux termes de l'article L. 614-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin () la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. ". L'affaire est en état d'être jugée, le principe du contradictoire a été respecté et il n'apparaît donc pas nécessaire, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la communication de l'entier dossier de M. B détenu par l'administration.
Sur la fin de non-recevoir soulevée en défense :
3. Aux termes de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure () ". Aux termes du II de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " Conformément aux dispositions de de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification par voie administrative d'une obligation de quitter sans délai le territoire français fait courir un délai de quarante-huit heures pour contester cette obligation et les décisions relatives au séjour, à la suppression du délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
4. Aux termes de l'article R. 776-19 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " Si, au moment de la notification d'une décision mentionnée à l'article R. 776-1, l'étranger est retenu par l'autorité administrative, sa requête peut valablement être déposée, dans le délai de recours contentieux, auprès de ladite autorité administrative. Dans le cas prévu à l'alinéa précédent, mention du dépôt est faite sur un registre ouvert à cet effet. Un récépissé indiquant la date et l'heure du dépôt est délivré au requérant. L'autorité qui a reçu la requête la transmet sans délai et par tous moyens au président du tribunal administratif ". En vertu de ces dispositions, il incombe à l'administration de faire figurer, dans la notification d'une obligation de quitter le territoire français sans délai à un étranger retenu, la possibilité de déposer sa requête dans le délai de recours contentieux auprès de l'administration chargée de la rétention. En cas de rétention, lorsque l'étranger entend contester une décision prise sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour laquelle celui-ci a prévu un délai de recours bref, notamment lorsqu'il entend contester une décision portant obligation de quitter le territoire sans délai, la circonstance que sa requête ait été adressée, dans le délai de recours, à l'administration chargée de la rétention, fait obstacle à ce qu'elle soit regardée comme tardive, alors même qu'elle ne parviendrait au greffe du tribunal administratif qu'après l'expiration de ce délai de recours.
5. Aux termes de l'article L. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger maintenu en rétention bénéficie d'actions d'accueil, d'information et de soutien, pour permettre l'exercice effectif de ses droits et préparer son départ, selon des modalités définies par décret en Conseil d'Etat. ". Aux termes de l'article R. 744-20 du même code : " Pour permettre l'exercice effectif de leurs droits par les étrangers maintenus dans un centre de rétention administrative, le ministre chargé de l'immigration conclut une convention avec une ou plusieurs personnes morales ayant pour mission d'informer les étrangers et de les aider à exercer leurs droits. A cette fin, la personne morale assure, dans chaque centre dans lequel elle est chargée d'intervenir, des prestations d'information, par l'organisation de permanences et la mise à disposition de documentation. / Ces prestations sont assurées par une seule personne morale par centre. / Les étrangers retenus en bénéficient sans formalité dans les conditions prévues par le règlement intérieur. ".
6. Au cas particulier, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté contesté, mentionnant le délai de recours de 48 heures applicable, a été notifié à M. B le 9 juillet 2024 à 14h45, cependant que la requête n'a été enregistrée au greffe du tribunal que le 11 juillet suivant à 17h52.
7. Toutefois, alors que l'arrêté litigieux a été remis à M. B simultanément à son placement rétention administrative par un arrêté notifié le même jour à 15h55, il ne résulte pas des mentions des voies et délais de recours assortissant l'arrêté attaqué, ni d'aucun élément versé aux débats, que M. B ait été informé de la possibilité de déposer sa requête auprès de l'administration du centre de rétention. Eu égard aux modalités de notification de l'arrêté contesté, qui font obstacle à l'exercice effectif de son droit au recours par M. B, le délai prescrit par l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut être opposé à l'intéressé. Dès lors, et alors qu'au surplus, l'intéressé étaye ses allégations tenant à ce qu'il n'a pu bénéficier en temps utiles de l'accompagnement de l'association La Cimade, personne morale conventionnée intervenant en centre de rétention, la tardiveté de la requête soulevée en défense ne peut être retenue. Par suite, la fin de non-recevoir doit être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
8. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; / 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail. () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. "
9. Pour édicter l'arrêté attaqué, aux termes de celui-ci le préfet de l'Essonne a retenu que M. B n'avait pas justifié de son entrée régulière sur le territoire français et s'y maintenait sans être titulaire d'un titre de séjour ni avoir effectué une démarche de régularisation de sa situation au regard du droit au séjour ; qu'il constitue une menace pour l'ordre public ; qu'il ne justifiait pas de la légalité de son recrutement ; qu'il déclarait être célibataire et père d'un enfant sans justifier de son état civil, lieu de résidence ni pourvoir à son éducation et entretien.
10. S'agissant du dernier motif précité, le requérant invoque qu'il lui est opposé un défaut de justificatif écrit concernant sa situation parentale alors qu'il n'a pas été mis en mesure de produire de tels documents. Il ressort des pièces du dossier qu'auditionné le 9 juillet 2024 dans le cadre d'une enquête préliminaire concernant des faits de violences conjugales et dégradation de biens privés, ouverte le 22 décembre 2023 sur plainte de sa concubine et mère de son enfant, M. B a effectivement fourni seulement oralement les éléments relatifs à l'état civil de son enfant, indiqué qu'il en a reconnu la paternité et que ce dernier était à sa charge. Cependant, le requérant fait valoir à raison qu'il ne pouvait fournir à l'autorité compétente les informations utiles pour établir à l'appui de documents sa situation qu'en procédant à des démarches pour obtenir ceux-ci. Or, tout d'abord, il ressort des pièces du dossier que M. B, placé en garde à vue, a été auditionné à partir de 9h18 et que l'arrêté contesté lui a été notifié à 14h45. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait été invité à promptement produire des justificatifs sur les circonstances en litige. En outre, sa situation familiale était identifiée par les services de police de Savigny-sur-Orge pour faire l'objet de l'enquête précitée sur des faits survenus au domicile du ménage, en sorte que l'intéressé pouvait raisonnablement s'attendre à ce qu'à tout le moins l'existence de l'enfant du couple et son lieu de vie soient suffisamment identifiés. Par ailleurs, l'audition de M. B n'a donné lieu à aucune question concernant sa contribution à l'éducation et à l'entretien de son enfant. En revanche, il avait été porté à la connaissance de l'autorité compétente les déclarations de la mère de l'enfant dans le cadre de sa plainte, insusceptibles d'être regardées comme effectuées pour les besoins de la cause, laquelle s'est dite sans emploi ni ressources et non dépendante financièrement de son partenaire ; celle-ci a, par ailleurs, fait part d'éléments révélant une vie commune avec l'enfant, puis, après son récent départ du domicile conjugal, d'une amélioration de la situation. Eu égard aux éléments d'information dont disposait l'administration, d'une part, et à la circonstance que M. B n'a pas été mis en mesure d'apporter les justifications dont l'absence lui a ensuite été opposée, d'autre part, il ressort des pièces du dossier un défaut d'examen de la situation familiale du requérant et de celle de son enfant.
11. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée, ainsi que, par voie de conséquence, les décisions subséquentes, privées de base légale, portant refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, et interdiction à l'intéressé de retourner sur le territoire français pour une durée de trois ans.
Sur les injonctions :
12. Aux termes de l'article L. 911-2 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé. / La juridiction peut également prescrire d'office l'intervention de cette nouvelle décision ". Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. "
13. L'annulation de l'obligation de quitter le territoire français contestée implique qu'il soit mis fin aux mesures de surveillance dont M. B fait l'objet à la date de la notification du dispositif c'est-à-dire à la date de l'audience, et que le préfet territorialement compétent réexamine la situation de M. B, en délivrant à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce qu'il ait à nouveau statué sur son cas. Il y a lieu de prescrire à cette autorité de procéder au réexamen en question dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, en munissant l'intéressé d'une autorisation provisoire de séjour dans cette attente.
14. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire. ". Aux termes de l'article R. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les modalités de suppression du signalement d'un étranger effectué au titre d'une décision d'interdiction de retour sont celles qui s'appliquent, en vertu de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010 relatif au fichier des personnes recherchées, aux cas d'extinction du motif d'inscription dans ce traitement. ". Aux termes de l'article 7 du décret cité ci-dessus : " Les données à caractère personnel enregistrées dans le fichier sont effacées sans délai en cas d'aboutissement de la recherche ou d'extinction du motif de l'inscription. () ".
15. Il résulte de ces dispositions que le présent jugement, qui annule l'interdiction de retour sur le territoire français contenue dans l'arrêté attaqué, implique nécessairement que le préfet de l'Essonne procède à l'effacement dans le système d'information Schengen du signalement de M. B aux fins de non-admission, sans délai à compter de la notification du présent jugement.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet de l'Essonne du 9 juillet 2024 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de l'Essonne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de M.Ba dans le délai de trois mois, de lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour, et de procéder à l'effacement dans le système d'information Schengen du signalement de M.Ba aux fins de non-admission, procédant de l'interdiction de retour du 9 juillet 2024 ci-dessus annulée, sans délai à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M.Ba est rejeté.
Article 4 : Il est mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont M.Ba fait l'objet.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. ABa et au préfet de l'Essonne.
Lu en audience publique le 25 juillet 2024 à 17 h 02.
La magistrate désignée,
Signé : S. LECONTE
La greffière,
Signé : S. AÏT MOUSSA
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
S. AÏT MOUSSA