Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2409181

vendredi 26 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2409181
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 juillet 2024, M. A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre les effet de la décision du 19 juillet 2024 de la commission d'attribution de logement de la société HLM Logeo Seine, le positionnant en rang 3 sur le logement situé 13 rue des sablières à Créteil et ne donnant ainsi pas suite à sa demande de logement.

M. B soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision contestée, prise en exécution d'un jugement du tribunal administratif de Melun du 7 juin 2024 annulant une précédente décision et enjoignant au réexamen de sa demande de logement, ne lui permet pas de retrouver un logement, dont il est dépourvu depuis mai 2024, ni de regagner son travail, alors qu'il est actuellement hébergé, depuis son expulsion de son précédent logement, à Clermont-Ferrand ;

- il existe des doutes sérieux sur la légalité de la décision contestée qui n'est pas suffisamment motivée

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Pour justifier de l'urgence qui s'attacherait à ce que le juge des référés fasse usage des pouvoirs qui lui sont conférés par les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, M. B soutient qu'il est actuellement hébergé à Clermont-Ferrand, loin de son lieu de travail. Toutefois, il ne justifie pas de son lieu de travail, et l'attestation d'hébergement qu'il produit, qui n'est accompagnée d'aucune pièce d'identité de son signataire ne permettent pas, en l'état de l'instruction, de justifier de la réalité des allégations du requérant, qui ne peut, en conséquence, pas être regardé comme justifiant d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. B par application des dispositions de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Fait à Melun, le 26 juillet 2024.

La juge des référés,

Signé : C. Ledamoisel

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,