Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., de sa demande. Cette dernière contestait une décision implicite de rejet de la Caisse d'allocations familiales du Val-de-Marne concernant un indu d'allocation de logement social de 5 723 euros. La procédure est ainsi éteinte sans examen du fond du litige, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 août 2024 sous le n° 2409883, Mme B... A..., représentée par Me Desfarges, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de la caisse d'allocations familiales du Val-de-Marne rejetant son recours du 5 février 2024 en vue de la remise d’un indu d’allocation de logement social d’un montant de 5 723 euros ;
2°) de la décharger du paiement de la somme de 5 723 euros ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve d’une renonciation au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Mme A... soutient que :
- sa requête est recevable car présentée dans le délai raisonnable d’un an de la jurisprudence Czabaj ;
- la décision litigieuse viole les articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l’administration dès lors qu’il ne peut être sérieusement contesté que la décision litigieuse à son encontre a été prise sur le fondement d’un traitement algorithmique ; de plus, elle ne comporte aucune des informations prévues à l’article R. 331-3-1-2 du code des relations entre le public et l’administration ;
- la notification d’indu est frappée de nullité dès lors qu’elle méconnaît les dispositions des articles R. 133-9-2 et L. 533-2 du code de la sécurité sociale et celles de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration puisqu’elle ne comporte qu’une reproduction électronique de la signature de son auteur ;
- la décision litigieuse a été prise par une autorité incompétente pour ce faire qui ne justifie d’aucune délégation de compétence ou de signature régulièrement publiée, en violation de l’article L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation ;
- la décision querellée est entachée d’un vice de procédure dès lors qu’elle est intervenue en l’absence de saisine de la commission des recours amiables ;
- aucun décompte de créance ne lui a été communiqué en violation des articles 1302, 1302-1 et 1353 du code civil ;
- la décision attaquée a été rendue au terme d’une procédure ne respectant pas les droits de la défense en violation de l’article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elle viole les dispositions des articles L. 825-1, L. 822-2, L. 841-1, L. 841-2 et R. 822-23 du code de la construction et de l’habitation dès lors qu’elle a résidé de manière stable en France sur la période en litige ;
- elle ne dispose pas de revenus supplémentaires et n’a jamais caché sa situation financière ;
- elle fait face à des difficultés financières ;
- sa situation de précarité justifie que lui soit accordée une remise de dette.
Par un mémoire, enregistré le 2 avril 2026, Mme A... déclare se désister de sa requête.
Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 17 juillet 2024.
Vu :
- la décision implicite querellée du 8 avril 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : « 1( Donner acte des désistements (…) »
2. Il résulte de l’instruction que Mme B... A... s’est vu notifier le 6 décembre 2023 par la caisse d’allocations familiales du Val-de-Marne un indu d’allocation de logement sociale (ALS) d’un montant de 5 723 euros au motif qu’elle aurait effectué des séjours hors de France supérieurs à 122 jours par année civile au cours des années 2021, 2022 et 2023, qu’elle n’a pas déclarés. Mme A... a alors adressé un recours à la commission de recours amiable de la caisse d’allocations familiales du Val-de-Marne le 5 février 2024 dont il a été accusé réception le 7 février suivant en vue de la remise gracieuse de sa dette d’un montant de 5 723 euros. Par la requête susvisée, Mme A... demande l’annulation de la décision implicite de rejet née le 8 avril 2024 du silence opposé par la caisse d’allocations familiales à son recours.
3. Par l’acte du 2 avril 2026 visé ci-dessus, Mme A... déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme A... de sa requête.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et à la caisse d’allocations familiales du Val-de-Marne.
Fait à Melun le 3 avril 2026.
Le président
C. Freydefont
La République mande et ordonne à la ministre chargée du logement en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,