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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2511469

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2511469

mercredi 1 juillet 2026

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2511469
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation7ème chambre
Avocat requérantACTIS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 août 2025 et le 16 février 2026, M. E... B..., représenté par Me Ayari, dans le dernier état de ses écritures demande au tribunal :

d’annuler les arrêtés du 17 juillet 2025 par lesquels le préfet de police de Paris, d’une part, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d’être éloigné, et d’autre part, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant vingt-quatre mois ;

d’enjoindre au préfet de police de Paris ou à toute autre autorité territorialement compétente, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention « vie privée et familiale » sous astreinte de 200 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et en toute hypothèse de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

d’enjoindre au préfet de police de Paris ou à toute autre autorité territorialement compétente, de prendre toute mesure propre à mettre fin à son signalement dans le système d’information Schengen ;

de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

les arrêtés contestés sont entachés d’un vice d’incompétence ;
ils sont insuffisamment motivés ;
ils méconnaissent le principe du contradictoire et le droit d’être entendu tel que protégé par l’article 41 de la de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ;
ils sont entachés d’un défaut d’examen particulier de sa situation personnelle ;
il justifie pouvoir prétendre à la délivrance d’un titre de plein droit ;
ils méconnaissent les stipulations de l’article 6-1 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
ils sont entachés d’une erreur de fait, et d’une erreur manifeste d’appréciation de la menace qu’il représenterait pour l’ordre public ;
ils méconnaissent les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 novembre 2025, le préfet de police de Paris représenté par la SELARL Actis avocats, conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête sont infondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l’enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Après avoir entendu le rapport de M. Combier au cours de l’audience publique.

Les parties n’étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

M. E... B..., ressortissant algérien, a été interpellé le 16 juillet 2025 pour vol en réunion et port prohibé d’arme de catégorie D. Par deux arrêtés du 17 juillet 2025 notifiés le 18 juillet 2025, le préfet de police, d’une part, l’a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d’être éloigné, et d’autre part, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans.

En premier lieu, par un arrêté n° 2025-00832 du 26 juin 2025 régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial, le préfet de police de Paris a donné délégation à M. C... D..., attaché d’administration de l’Etat, à l’effet de signer les décisions, dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers, en cas d’absence ou d’empêchement d’autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu’elles n’étaient pas absentes ou empêchées lors de la signature de l’arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’arrêté en litige doit être écarté.

En deuxième lieu, d’une part, l’arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai contesté vise les textes dont il fait application, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, et l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi que les dispositions utiles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, alors que le préfet n’était pas tenu de mentionner l’ensemble des éléments caractérisant la situation de l’intéressé, la décision contestée précise les éléments déterminants qui l’ont conduit à l’obliger à quitter le territoire français sans délai et indique notamment que M. B... ne peut justifier être titulaire d’un titre de séjour, qu’il est dépourvu de passeport et ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, que son comportement a été signalé par les services de police pour les faits rappelés au point 1, qu’il existe un risque qu’il se soustraie à l’obligation de quitter le territoire français dès lors qu’il n’a pas sollicité la délivrance d’un titre de séjour, et qu’il ne présente pas de garanties de représentation suffisante dans la mesure où il ne peut présenter de document d’identité ou de voyage en cours de validité, qu’il ne justifie pas d’une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale, et que, compte tenu de ces circonstances, il n’est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale dès lors qu’il se déclare célibataire et sans enfant. L’arrêté mentionne qu’il n’établit pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d’origine. Enfin, l’arrêté précise que compte tenu des éléments précités il ne dispose pas d’un droit au séjour sur le territoire français. Par suite, la décision attaquée comporte les circonstances de fait et de droit qui en constituent le fondement et ont ainsi permis au requérant d’en discuter utilement. Ainsi, le moyen tiré du défaut de motivation qui manque en fait doit être écarté.

D’autre part, aux termes de l’article L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. » Aux termes de l’article L. 613-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. » Aux termes de l’article L. 612-10 du même code : « Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. (…) ».

Il ressort des termes mêmes des dispositions citées au point précédent que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.

Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

En l’espèce, l’arrêté portant interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans mentionne les textes dont il fait application et notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et les dispositions pertinentes du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par ailleurs, il résulte des mentions de la décision contestée que pour prononcer à l’encontre de M. B... une interdiction de retour sur le territoire français le préfet s’est fondé sur la circonstance qu’un délai de départ volontaire lui a été refusé. Pour fixer à deux ans la durée de cette interdiction, le préfet a estimé que M. B... représentait une menace pour l’ordre public, son comportement ayant été signalé par les services de police le 16 juillet 2025 pour des faits de vol en réunion et port d’arme prohibé (catégorie D), qu’il allègue être entré sur le territoire il y a vingt ans, et qu’il ne peut se prévaloir de liens suffisamment anciens forts et caractérisés avec la France dès lors qu’il se déclare célibataire et sans enfant à charge. Enfin l’arrêté précise que « compte-tenu des circonstances propres au cas d’espèce », il n’est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

Par suite, le moyen tiré de l’insuffisance de motivation des arrêtés contestés du 18 juillet 2025 doit être écarté.

En troisième lieu, il ne résulte pas des mentions des arrêtés contestés ni des autres pièces du dossier que le préfet n’aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation.

En quatrième lieu, d’une part, il ressort de l’ensemble des dispositions du livre VI du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile que le législateur a entendu déterminer l’ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l’intervention et l’exécution des obligations de quitter le territoire français, et des décisions relatives au délai de départ et au pays de renvoi notifiées simultanément. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration et du principe du contradictoire.

D’autre part, aux termes de l’article 41 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne : « Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l’Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d’être entendue avant qu’une mesure individuelle qui l’affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre ; (...) ».

Le droit d’être entendu, principe général du droit de l’Union européenne, se définit comme celui de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Toutefois, ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n’est susceptible d’affecter la régularité de la procédure à l’issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu’il lui revient, le cas échéant, d’établir devant la juridiction saisie.

M. B... soutient qu’il n’a pas été entendu préalablement à l’édiction de la mesure contestée, et qu’il n’a pu présenter de manière utile et effective ses observations sur la mesure envisagée. Il ressort toutefois des pièces du dossier, et en particulier du procès-verbal d’audition du 16 juillet 2025 que les services de police ont entendu le requérant sur sa situation administrative et la perspective de son éloignement. Il n’est pas établi ni même allégué qu’il aurait été empêché d'informer les services de la préfecture des éléments pertinents relatifs à sa situation personnelle avant que ne soit prise à son encontre la décision qu’il conteste et qui, s'ils avaient pu être communiqués en temps utile, auraient été de nature à influer sur le sens de cette décision. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d’être entendu doit être écarté.

En cinquième lieu, contrairement à ce qu’il soutient, il ressort des pièces du dossier que M. B... a été placé en garde à vue pour des faits de vol et non de recel de vol. Par suite, le moyen tiré de l’erreur de fait ne peut qu’être écarté.

M. B..., qui ne peut utilement se prévaloir du principe de la présomption d’innocence, se borne à soutenir qu’il aurait été placé en garde à vue pour des faits de recel, a admis en garde à vue s’être rendu coupable des faits de port d’arme de catégorie D. Il ressort en outre de ses propres déclarations en garde à vue qu’il est connu des services de police pour des faits de recel de vol. Dans ces conditions M. B... n’est pas fondé à soutenir que les arrêtés contestés seraient entachés d’une erreur d’appréciation de la menace qu’il représente pour l’ordre public.

En sixième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (…) ».

M. B... allègue résider en France depuis plus de dix ans à la date de l’arrêté contesté. Toutefois, s’il produit des pièces attestant de sa présence en France, dont la plus ancienne est datée du 2 mars 2014, il ne produit pour l’année 2018 qu’une feuille d’inscription à une association sportive pour la saison 2017-2018 non datée, deux attestations de demande de renouvellement d’un passeport établies par consulat algérien de Créteil du 19 avril 2018 et un extrait d’acte de naissance du 11 avril 2018 établi en Algérie. Dans ces conditions il ne justifie pas de sa résidence habituelle en France depuis 2014. De plus, à supposer même que les pièces postérieures à 2018, soient suffisantes à établir qu’il aurait en France sa résidence habituelle depuis, il ne démontre pas, comme il l’allègue, avoir une vie personnelle stable et une intégration sociale et familiale, forte, ancienne, et durable en France par la seule production d’attestations d’hébergement, de certificats médicaux, d’avis d’impôt sur les revenus nuls, et d’attestations de demande aide médicale d’Etat. Enfin, si M. B... soutient qu’il ne disposerait d’aucune attache personnelle ou familiale en Algérie, et que sa situation actuelle rendrait toute réinsertion dans ce pays matériellement et humainement impossible, il ne produit aucune pièce permettant de l’établir. Dans ces conditions, et compte tenu au surplus des faits délictueux qui lui sont reprochés, M. B... n’est pas fondé à soutenir que les arrêtés contestés porteraient une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts dans lesquels il a été pris.

En septième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3-1 de la convention internationale des droits de l’enfant n’est pas assorti des précisions permettant d’en apprécier la portée.

En huitième lieu, aux termes de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. »

Les dispositions précitées de l’article L. 613-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile sont issues en dernier lieu, dans leur rédaction applicable au litige, de l’article 37 de la loi du 26 janvier 2024 susvisée pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration. Il ressort des travaux parlementaires ayant précédé l’adoption de cet article que le législateur a notamment entendu codifier le principe selon lequel un étranger devant se voir attribuer de plein droit un titre de séjour ne peut faire l’objet d’une mesure d’éloignement. Il a ainsi entendu imposer au préfet, avant l’édiction d’une obligation de quitter le territoire français, de vérifier, compte tenu des informations en sa possession, si un étranger peut prétendre à se voir délivrer de plein droit un titre de séjour et, dans le cas contraire, si la durée de sa présence en France et la nature et l’ancienneté des liens qu’il y entretient ou des circonstances humanitaires justifient qu’il se voit délivrer un tel titre.

D’une part, aux termes de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : « Le certificat de résidence d'un an portant la mention « vie privée et familiale » est délivré de plein droit : 1) au ressortissant algérien, qui justifie par tout moyen résider en France depuis plus de dix ans ou plus de quinze ans si, au cours de cette période, il a séjourné en qualité d'étudiant (…) ».

Ainsi qu’il a été dit au point 17 M. B... ne justifie pas résider habituellement sur le territoire français depuis plus de dix ans. Par suite, il n’est pas fondé à soutenir qu’il remplirait les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour de plein droit sur le fondement des stipulations précitées.

D’autre part, compte tenu de ce qui a été dit au point 17 M. B... n’est pas non plus fondé à soutenir qu’il pourrait prétendre à se voir délivrer de plein droit un titre de séjour ni que la durée de sa présence en France et la nature et l’ancienneté des liens qu’il y entretient ou des circonstances humanitaires justifieraient qu’il se voie délivrer un tel titre.

Il résulte de l’ensemble de ce qui précède que M. B... n’est pas fondé à demander l’annulation des arrêtés qu’il conteste. Les conclusions à fin d’injonction et d’astreinte et celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent en conséquence qu’être rejetées.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E... B... et au préfet de police de Paris.

Copie en sera adressée, pour information, au ministre de l’intérieur.


Délibéré après l'audience du 16 juin 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Gougot, présidente,
M. Combier, conseiller,
Mme Prissette, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2026.


Le rapporteur,




D. COMBIER

La présidente,




I. GOUGOT


La greffière,



M. A...

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,


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