Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 octobre 2022, 29 mars 2023, 12 juin 2023, 13 juillet 2023, 28 août 2023 et 18 avril 2024, la SCCV le Domaine Clémenceau, représentée par Me Ferrand, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 23 septembre 2022 par lequel le maire de Meaux lui a refusé la délivrance d’un permis pour la reconstruction d’un bâtiment avec locaux d’activités en rez-de-chaussée et logements en étage, la construction de quatre bâtiments permettant la réalisation totale de soixante-deux logements, la construction d’un local vélos et d’un local à ordures ménagères, ainsi que la réalisation de cent places de stationnement, sur les parcelles cadastrées section BV n°17, 439, 443, 444, 445 et 446, situées 9-11 avenue Clémenceau à Meaux ;
2°) à titre principal, d’enjoindre au maire de Meaux de lui délivrer l’arrêté de permis de construire sollicité dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de lui enjoindre de procéder à une nouvelle instruction de cette demande dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Meaux une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu’elle justifie de la qualité pour agir de son représentant ;
- elle a intérêt à agir à l’encontre de cet arrêté qui constitue une décision individuelle défavorable ;
- l’arrêté de refus de permis de construire contesté est entaché d’incompétence de son signataire ;
- il est insuffisamment motivé en méconnaissance des dispositions de l’article L. 424-3 du code de l’urbanisme ;
- il est entaché d’erreur de droit dès lors que la commune de Meaux ne pouvait fonder son refus de permis de construire sur les dispositions de l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme mais sur les dispositions du règlement du plan local d’urbanisme ;
- il est entaché d’une erreur d’appréciation dès lors qu’il méconnaît les dispositions des articles R. 111-27 du code de l’urbanisme et celles des articles UB 11 et UC 11 du règlement du plan local d’urbanisme en ce qui concerne l’insertion du projet dans son environnement ;
- il est entaché d’une erreur de droit dès lors que la commune ne pouvait opposer le règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie pour refuser le permis de construire sollicité ;
- le sous dimensionnement des éléments de défense extérieur contre l’incendie n’est pas établi ;
- il est entaché d’une erreur d’appréciation dès lors que la commune aurait dû délivrer le permis de construire sollicité en l’assortissant de prescriptions pour remédier à la méconnaissance de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme ;
- le motif dont la substitution est sollicitée tiré de la méconnaissance des dispositions de l’article R. 431-10 du code de l’urbanisme ne peut légalement fonder l’arrêté attaqué dès lors, d’une part, que la commune de Meaux ne l’a pas invitée à compléter son dossier de demande de permis de construire sur ce point et, d’autre part, que les documents graphiques d’insertion produits suffisent à satisfaire aux exigences de cet article ;
- le motif dont la substitution est sollicitée tiré de ce que la description du projet dans le dossier de demande de permis serait entachée de contradictions en ce qui concerne l’implantation des bâtiments B, C, D et E ne peut légalement fonder l’arrêté attaqué dès lors qu’aucune contradiction ne ressort des pièces du dossier ;
- le motif dont la substitution est sollicitée tiré de ce que l’implantation du bâtiment E vis-à-vis de celle du bâtiment D méconnaît les articles UB 8 et UC 8 du règlement du plan local d’urbanisme ne peut légalement fonder l’arrêté attaqué dès lors, d’une part, que les bâtiments E et D ne sont pas « en regard » car ils ne sont pas en vis-à-vis et ne se font pas face et, d’autre part, que les dispositions précitées ne déterminent pas, lorsque les hauteurs des façades de chaque bâtiment ne sont pas identiques, laquelle des deux hauteurs doit être prise en compte ;
- le motif dont la substitution est sollicitée tiré ce que le projet méconnaît les dispositions du plan de prévention des risques d’inondation de la Vallée de la Marne applicables en zone bleu foncé et en zone bleu clair en ce qui concerne le coefficient d’occupation du sol du bâtiment E ne peut légalement fonder l’arrêté attaqué dès lors que les calculs de surface de plancher du bâtiment E de la commune de Meaux sont erronés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 28 février, 26 mai, 5 et 27 juillet 2023, la commune de Meaux, représentée par la SELARL Landot et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la SCCV le Domaine Clémenceau en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que la société requérante ne justifie pas de la qualité pour agir de son représentant ;
- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés ;
- elle sollicite une substitution de motifs tirée de ce que le dossier de demande de permis de construire est incomplet au regard des dispositions de l’article R. 431-10 du code de l’urbanisme dès lors qu’il ne comprend aucun document graphique d’insertion des bâtiments B, C, D et E dans leur environnement proche ou lointain, ce qui ne lui a pas permis d’apprécier la conformité du projet au regard des dispositions de l’article UB 11 du règlement du plan local d’urbanisme de la commune de Meaux ;
- elle sollicite une substitution de motifs tirée de ce que la description du projet dans le dossier de demande de permis est entachée de contradictions qui ne permettent pas de vérifier si le projet est soumis au respect des dispositions de l’article UB 8 du règlement du plan local d’urbanisme de la commune de Meaux dès lors que l’implantation exacte des bâtiments B, C, D et E ne peut être déterminée ;
- elle sollicite une substitution de motifs tirée de ce que le projet méconnaît l’article UB 8 du règlement du plan local d’urbanisme de la commune de Meaux dès lors que le bâtiment E est irrégulièrement implanté ;
- elle sollicite une substitution de motifs tirée de ce que le projet méconnaît les dispositions du plan de prévention des risques d’inondation de la Vallée de la Marne applicables en zone bleu foncé et en zone bleu clair en ce qui concerne le coefficient d’occupation du sol du bâtiment E.
Par un jugement n° 2210500 du 24 mai 2024, le tribunal administratif de Melun a annulé l’arrêté du 23 septembre 2022 et a enjoint au maire de Meaux de délivrer le permis de construire sollicité par la SCCV Le domaine Clémenceau dans un délai de deux mois à compter de la notification de ce jugement.
Par une décision nos 496237 et 496238 du 18 novembre 2025 le Conseil d’État statuant au contentieux, saisi d’un pourvoi présenté par la commune de Meaux, a annulé ce jugement et a renvoyé l’affaire au tribunal administratif de Melun.
Procédure devant le tribunal après cassation :
Le tribunal a informé les parties de la reprise de l’instance sous le n° 2516922.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 février 2026 la commune de Meaux représentée par la SELARL Landot et associés conclut au rejet de la requête et à ce qu’il soit mis à la charge de la SCCV Le domaine Clémenceau la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens de la requête sont infondés.
La SCCV n’a pas produit de mémoire en réplique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Combier,
- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,
- et les observations de Me Polubocsko, représentant la commune de Meaux.
Considérant ce qui suit :
Par un arrêté du 23 septembre 2022, le maire de Meaux a refusé de délivrer à la SCCV le domaine Clémenceau le permis de construire qu’elle a sollicité pour la reconstruction d’un bâtiment avec locaux d’activités en rez-de-chaussée et logements en étage, la construction de quatre bâtiments permettant la réalisation de soixante-deux logements au total, la construction d’un local vélos et d’un local ordures ménagères, ainsi que la réalisation de cent places de stationnement, sur les parcelles cadastrées section BV n°17, 439, 443, 444, 445 et 446, situées 9-11 avenue Clémenceau. Par un jugement n° 2210500 du 24 mai 2024, le tribunal administratif de Melun a, à la demande de la SCCV le domaine Clémenceau, annulé cet arrêté et enjoint au maire de Meaux de lui délivrer le permis de construire sollicité dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. Par une décision nos 496237 et 496238 du 18 novembre 2025 le Conseil d’État statuant au contentieux, saisi d’un pourvoi présenté par la commune de Meaux, a annulé ce jugement et a renvoyé l’affaire devant le tribunal administratif de Melun.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
En ce qui concerne la compétence de l’auteur de l’acte :
Aux termes des dispositions de l’article L. 422-1 du code de l’urbanisme : « L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire […] est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme (…) ». Aux termes de l’article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : « Le maire est seul chargé de l’administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l’absence ou en cas d’empêchement des adjoints ou dès lors que ceux-ci sont tous titulaires d’une délégation, à des membres du conseil municipal. / (…) ». Aux termes de l’article L. 2131-1 du même code, dans sa rédaction alors applicable : « Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. / Cette transmission peut s'effectuer par voie électronique, selon des modalités fixées par décret en Conseil d'Etat. (…) / La preuve de la réception des actes par le représentant de l'Etat dans le département ou son délégué dans l'arrondissement peut être apportée par tout moyen. L'accusé de réception, qui est immédiatement délivré, peut être utilisé à cet effet mais n'est pas une condition du caractère exécutoire des actes. (…) ». Selon l’article R. 2122-7 de ce code : « La publication des arrêtés du maire peut être constatée par une déclaration certifiée du maire. (…) ».
Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté n°20-864 du 26 mai 2020, le maire de Meaux a donné délégation de signature à M. C... A..., quatrième adjoint au maire et auteur de l'arrêté en litige, notamment dans le domaine de l’urbanisme. Cet arrêté comporte l’accusé de réception du service de l’Etat chargé du contrôle de légalité, dont il résulte qu’il a été transmis et reçu le 26 mai 2020, et qu’il a été affiché à compter de cette date. Dès lors, le moyen tiré de l’incompétence du signataire de l’arrêté contesté doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de motivation :
Aux termes de l’article L. 424-3 du code de l’urbanisme : « Lorsque la décision rejette la demande (…) elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet (…) notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. (…) ».
L’arrêté contesté vise notamment le plan local d’urbanisme de Meaux (PLU) dans sa version applicable au projet et les dispositions de l’article R. 111-27 et R. 111-2 du code de l’urbanisme. S’il mentionne que le projet méconnaitrait les dispositions de l’article UA11 du règlement du plan local d’urbanisme de Meaux (PLU) alors que le projet est implanté en zones UB et UC, cette circonstance n’est pas de nature à regarder l’arrêté comme insuffisamment motivé dès lors notamment que les dispositions des articles UB11 et UC 11 sont rédigées en termes identiques. L’arrêté précise en outre les motifs qui ont conduit le maire à refuser de délivrer le permis sollicité par la société requérante et indique à cet égard que « le projet de par sa dimension, son architecture et son aspect extérieur est de nature à porter atteinte visible aux lieux avoisinants et au paysage urbain » et que les éléments de défense extérieure contre l’incendie sont sous dimensionnés. Par suite l’arrêté contesté est motivé en droit et en fait et le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne le bien-fondé du refus de permis :
Une décision rejetant une demande d’autorisation d’urbanisme pour plusieurs motifs ne peut être annulée par le juge de l’excès de pouvoir à raison de son illégalité interne, réserve faite du détournement de pouvoir, que si chacun des motifs qui pourraient suffire à la justifier sont entachés d’illégalité. En outre, en application de l’article L. 600-4-1 du code de l’urbanisme, le tribunal administratif saisi doit, lorsqu’il annule une telle décision de refus, se prononcer sur l’ensemble des moyens de la demande qu’il estime susceptibles de fonder cette annulation, qu’ils portent d’ailleurs sur la légalité externe ou sur la légalité interne de la décision. En revanche, lorsqu’il juge que l’un ou certains seulement des motifs de la décision de refus en litige sont de nature à la justifier légalement, le tribunal administratif peut rejeter la demande tendant à son annulation sans être tenu de se prononcer sur les moyens de cette demande qui ne se rapportent pas à la légalité de ces motifs de refus.
Aux termes des dispositions de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme : « Le projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales s’il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d’autres installations ».
Les préconisations du règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie relèvent d’une législation distincte du droit de l’urbanisme et, à ce titre, ne sont pas directement opposables aux autorisations d’urbanisme. Elles peuvent néanmoins être prises en compte à titre d’élément d’appréciation des moyens nécessaires pour assurer la défense contre l’incendie.
S’il ressort des termes de la décision attaquée qu’après avoir cité les dispositions de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme précité, le maire de la commune de Meaux a considéré que « la défense incendie extérieure contre l’incendie (DECI) n’est pas conforme aux dispositions du règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie en raison du sous-dimensionnement de celle-ci », ainsi qu’il a été dit au point précédent le maire ne pouvait sans entacher son arrêté d’une erreur de droit se fonder sur la méconnaissance du règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie.
Toutefois, en se fondant sur l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme et en estimant que les éléments défense extérieure contre l’incendie étaient sous dimensionnés le maire doit être regardé comme s’étant également fondé sur un motif selon lequel le projet était de nature à porter atteinte à la sécurité publique.
Il ressort des pièces du dossier que le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) a relevé dans son avis du 11 juillet 2022, qui n’avait pas à être communiqué au pétitionnaire dans le cadre de l’instruction de la demande d’autorisation, que le bâtiment E et le parc de stationnement projetés relevaient du risque courant important, classement qui concerne « les bâtiments à fort potentiel calorifique et/ou risque de propagation fort » selon le guide technique du règlement départemental de défense extérieure contre l’incendie de Seine-et-Marne. Le SDIS a aussi précisé que le bâtiment E était accessible depuis la rue intérieure par un cheminement piéton d’une longueur de 20 mètres environ et que la rampe d’accès au parc de stationnement en sous-sol aménagé pour vingt-neuf places de véhicules légers était situé à l’extrémité de la voie interne, la sortie des véhicules s’effectuant par le même accès. Le SDIS a souligné ensuite qu’alors que le bâtiment E et ce parc de stationnement nécessitaient un débit d’eau de 120 m3/h en simultané, réparti sur deux points dont un à moins de 100 mètres de la rampe d’accès du parc de stationnement et du hall d’accès du bâtiment E, le « point d’eau incendie » conforme et disponible le plus proche se trouvait à 130 mètres du hall du bâtiment E et à plus de 200 mètres de la rampe d’accès du parc de stationnement. En se bornant à soutenir que la commune ne démontre pas l’insuffisance des réseaux, la société pétitionnaire ne conteste pas sérieusement le sous-dimensionnement des éléments de défense contre l’incendie relevé par le SDIS.
La société pétitionnaire soutient que, sans qu’il soit nécessaire d’apporter au projet des modifications substantielles, la commune de Meaux aurait dû assortir le permis de construire sollicité d’une prescription reprenant celle proposée par le service départemental d’incendie et de secours et permettant ainsi d’écarter le risque pour la sécurité publique en cas d’incendie. Toutefois, si l’autorité administrative compétente dispose de la faculté d’accorder le permis de construire en assortissant sa décision de prescriptions spéciales qui ont pour effet d’assurer la conformité des travaux projetés aux dispositions législatives et réglementaires dont l’administration est chargée d’assurer le respect, elle n’y est jamais tenue. La société pétitionnaire ne peut en conséquence utilement se prévaloir devant le juge de l’excès de pouvoir de ce que l’autorité administrative compétente aurait dû lui délivrer l’autorisation sollicitée en l’assortissant de prescriptions spéciales.
Dans ces conditions, compte tenu notamment de la configuration des lieux, du niveau de risque, et de l’insuffisance des moyens de défense contre l’incendie tels que rappelés au point 11, c’est sans erreur d’appréciation que le maire s’est fondé sur l’existence d’un risque pour la sécurité sur le fondement de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme pour refuser la délivrance du permis de construire sollicité.
Il résulte de ce qui précède que le maire de Meaux pouvait légalement refuser l’autorisation demandée au motif de la méconnaissance par le projet de la SCCV le domaine Clémenceau de l’article R. 111-2 du code de l’urbanisme. Il résulte de l’instruction que le maire de Meaux aurait pris la même décision s’il avait retenu ce seul motif, qui suffit à fonder légalement l’arrêté du 23 septembre 2022. Par suite, sans qu’il soit besoin d’examiner la légalité de l’autre motif d’opposition et la demande de substitution de motifs présentée en défense, les conclusions de la requête tendant à l’annulation de l’arrêté de refus de permis de construire du 23 septembre 2022 doivent être rejetées.
Par suite, sans qu’il soit besoin d’examiner la recevabilité de la requête la société requérante n’est pas fondée à demander l’annulation de la décision qu’elle conteste. Les conclusions à fin d’injonction sous astreinte ne peuvent en conséquence qu’être rejetées.
Sur les frais de l’instance :
Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu’une somme soit mise à la charge de la commune de Meaux, qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce de mettre à la charge de la SCCV Le domaine Clémenceau la somme demandée par la commune sur ce fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCCV Le domaine Clémenceau est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Meaux formées sur le fondement de l’article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV Le domaine Clémenceau et à la commune de Meaux.
Délibéré après l'audience du 16 juin 2026, à laquelle siégeaient :
Mme Gougot, présidente,
M. Combier, conseiller,
Mme Prissette, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2026.
Le rapporteur,
D. COMBIER
La présidente,
I. GOUGOT
La greffière,
M. B...
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière