Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. et Mme B... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et contributions sociales. Le tribunal estime que leur moyen, invoquant une irrégularité de procédure liée à la loi ESSOC sans fournir de précisions suffisantes, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, permettant un rejet par ordonnance dans ce cas de figure.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 janvier 2026, M. C... B... et Mme D... A... B... demandent au tribunal de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles ils ont été assujettis au titre des années 2020, 2021 et 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. (…) ».
A l’appui de leur requête, M. et Mme A... B... se bornent à soutenir que la procédure d’imposition est entachée d’irrégularité dès lors qu’ils n’ont pas « bénéficié de l’ensemble des dispositions prévues par la loi ESSOC ». Toutefois, un tel moyen n’est manifestement pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. Le délai de recours contentieux étant expiré, il y a lieu, par application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête de M. et Mme A... B....
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. et Mme A... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... et Mme D... A... B....
Fait à Melun, le 25 mars 2026.
Le président de la 3ème chambre
N. Le Broussois
La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,