Le Tribunal administratif de Versailles rejette une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre au préfet d'informer sur l'état d'avancement et d'accélérer la délivrance d'un titre de séjour. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car elle ne forme pas un recours contre une décision administrative, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du même code, applicable aux requêtes irrecevables ne nécessitant pas de régularisation.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 février 2026, M. A... B... demande au tribunal d’enjoindre au préfet des Yvelines de l’informer sur l’état de l’avancement de son dossier de demande de renouvellement de titre de séjour, et d’accélérer la mise à disposition de son titre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative permettent aux présidents des tribunaux administratifs de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser.
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ».
3. Il n’appartient pas au juge administratif, en dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l’espèce, d’accueillir des conclusions tendant à d’autres fins qu’une annulation ou une condamnation à verser une somme d’argent, ni d’adresser des injonctions à titre principal à l’administration. Par sa requête, M. B... demande au tribunal d’enjoindre au préfet des Yvelines de l’informer sur l’état de l’avancement de son dossier de demande de renouvellement de titre de séjour, et d’accélérer la mise à disposition de son titre, sans demander l’annulation d’une décision, implicite ou explicite. Dès lors, les conclusions présentées par le requérant sont irrecevables.
4. Par suite, il y a lieu de rejeter la présente requête comme entachée d’une irrecevabilité manifeste en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera transmise pour information au préfet des Yvelines.
Fait à Versailles, le 27 mars 2026.
La présidente,
J. Grand d’Esnon
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.