Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par Mme B... d'une demande d'annulation du retrait de la prime "MaPrimeRénov'" par l'Agence nationale de l'habitat (ANAH). La requérante s'est désistée purement et simplement de l'ensemble de ses demandes en cours d'instance. Par ordonnance, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, l'affaire étant close sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 11 août 2024 et 6 mai 2025, Mme A... B..., représentée par Me Hayoun, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite par laquelle l’Agence nationale de l’habitat a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision du 6 février 2024 portant retrait de la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov’ », ensemble la décision du 6 février 2024 ;
2°) à titre principal, d’enjoindre à l’Agence nationale de l’habitat de verser la somme de 15 000 euros à son mandataire, la société Eco Negoce, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d’enjoindre à l’Agence nationale de l’habitat de diligenter un nouveau contrôle sur place dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;
4°) à titre infiniment subsidiaire, d’enjoindre à l’Agence nationale de l’habitat de procéder au réexamen de sa demande dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l’Agence nationale de l’habitat la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 octobre 2025, l’Agence nationale de l’habitat conclut, à titre principal à l’irrecevabilité de la requête pour tardiveté et, à titre subsidiaire, à son rejet au fond.
Par un mémoire, enregistré le 29 décembre 2025, Mme B..., représentée par Me Hayoun, déclare se désister purement et simplement de l’ensemble de ses demandes introductives d’instance et demande au tribunal de constater le désistement et de prononcer l’extinction d’instance.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (…) ».
2. Le désistement d’instance de Mme B... est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d’instance de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et à l’Agence nationale de l’habitat.
Fait à Amiens, le 30 janvier 2026.
Le président de la 1ère chambre,
signé
S. Lebdiri
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.