La décision concerne une demande d'échéancier de remboursement d'un indu auprès de la CAF. Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, a rejeté la requête comme manifestement irrecevable. Le juge a estimé qu'il n'appartient pas à la juridiction de se substituer à l'administration pour accorder un échelonnement de dette, surtout en l'absence de demande préalable adressée à la CAF. La solution s'appuie sur les dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 février 2025, Mme B... A... demande au tribunal de lui accorder un échéancier de 30 euros par mois pour le remboursement de son indu auprès de la caisse d’allocations familiales (CAF).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Truy, premier conseiller honoraire, pour statuer par ordonnance dans les cas prévus aux 1° à 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en matière de contentieux social.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) Les présidents de tribunal administratif (...)et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de la juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
Il résulte de l’instruction que Mme A..., demande seulement au tribunal de mettre en place un échéancier pour le paiement de ses dettes auprès de la caisse d’allocations familiales. Toutefois, Mme A... n’a saisi la caisse d'allocations familiales d’aucune demande en ce sens et il n’entre pas dans l’office du juge de se substituer à l'administration et d’accorder aux requérants un échelonnement de leurs dettes. Par suite, la requête de Mme A... est manifestement irrecevable et ne peut qu’être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Amiens, le 5 février 2026.
Le magistrat désigné,
signé
G. Truy
La République mande et ordonne au préfet de la Somme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.