Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. A... C... d'une requête en excès de pouvoir visant à contester le retrait de points de son permis de conduire consécutif à une infraction du 3 août 2024. Le ministre de l'intérieur a indiqué que cette décision de retrait de points avait été rapportée. Par ordonnance, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et aux fins d'injonction, devenues sans objet. Il a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice. Cette solution est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2025, M. B... A... C..., représenté par Me Devos, demande au tribunal :
1°) de prononcer l’annulation de la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 13 mai 2025 ;
2°) de prononcer l’annulation des décisions de retrait de points du capital attaché à son permis de conduire à la suite de l’infraction commise le 3 août 2024 ;
3°) d’enjoindre la reconstitution de son capital points dans les huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A... C... soutient que la réalité de l’infraction contestée n’est pas établie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 janvier 2026, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer s’agissant de la décision portant retrait de points à la suite de l’infraction commise le 3 août 2024 ainsi que celle portant invalidation de son permis de conduire et au rejet du surplus.
Vu l’ensemble des pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné
M. Truy, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les litiges mentionnés à l’article R. 222-13 du code de justice administrative, y compris en faisant usage des dispositions de l’article R. 222-1 du même code.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ; 5° Statuer sur les requêtes qui, ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ». Aux termes de l’article R. 222-16 du même code : « Pour les affaires visées à l'article R. 222-13, les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par le magistrat compétent en vertu de cet article ».
2. Il ressort des pièces du dossier et notamment le relevé d’information intégral en date du 5 janvier 2026 que la décision portant retrait de points du permis de conduire à la suite de l’infraction contestée du 3 août 2024 a été rapportée. Par suite, il y a lieu de considérer que les conclusions de la requête tendant à l’annulation de cette décision sont devenues sans objet ainsi que celles aux fins d’injonction. Il n’y a plus lieu d’y statuer. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit à celles tendant au bénéfice des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1err : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de
M. A... C... aux fins d’annulation et d’injonction s’agissant de la décision portant retrait de points de son permis de conduire ainsi que celles aux fins d’injonction, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... C... est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... C... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Amiens, le 22 janvier 2026.
Le magistrat désigné,
signé
G. Truy
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.