Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2500727
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Toulon |
| Section | Tribunal Administratif de Toulon |
| N° Dossier | TA83-2500727 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 février 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’intervenir dans le litige l’opposant au Centre d’Expertise et de Ressources des Titres de Nantes s’agissant de l’échange de son permis de conduire tunisien contre un titre équivalent français.
Par un mémoire, enregistré le 25 février 2025, le ministre de l’intérieur conclut, en l’espèce, à son incompétence.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mai 2025, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête. Il soutient que la demande d’échange de permis de conduire présentée par Mme A... a été déposée tardivement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…).
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une indemnité. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative dont ne relève pas la présente requête, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci. Par ailleurs, la requête doit comporter l’ensemble des moyens juridiques sur lesquels le requérant se fonde.
4. En l’espèce, par une requête enregistrée le 17 février 2025, Mme A... se borne à exposer sa situation personnelle et demande au tribunal de lui accorder un permis de conduire français. Toutefois, elle ne présente aucun moyen juridique, et ne conteste, au demeurant, aucunement le motif opposé par le préfet de la Loire-Atlantique, tiré de la tardiveté de sa demande, ni aucune conclusion dont le juge administratif pourrait s’estimer valablement saisi. Ce défaut de moyens et de conclusions n’a pas été régularisé dans le délai de recours contentieux, qui, en l’absence de toute indication donnée par la requérante, doit être regardé comme ayant couru au plus tard à la date d’introduction de sa requête. Dès lors, la requête de Mme A... qui est manifestement irrecevable doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Toulon, le 1er septembre 2026.
La présidente du tribunal,
Signé
S. BADER-KOZA
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
Par une requête, enregistrée le 17 février 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’intervenir dans le litige l’opposant au Centre d’Expertise et de Ressources des Titres de Nantes s’agissant de l’échange de son permis de conduire tunisien contre un titre équivalent français.
Par un mémoire, enregistré le 25 février 2025, le ministre de l’intérieur conclut, en l’espèce, à son incompétence.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mai 2025, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête. Il soutient que la demande d’échange de permis de conduire présentée par Mme A... a été déposée tardivement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…).
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».
3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une indemnité. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative dont ne relève pas la présente requête, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci. Par ailleurs, la requête doit comporter l’ensemble des moyens juridiques sur lesquels le requérant se fonde.
4. En l’espèce, par une requête enregistrée le 17 février 2025, Mme A... se borne à exposer sa situation personnelle et demande au tribunal de lui accorder un permis de conduire français. Toutefois, elle ne présente aucun moyen juridique, et ne conteste, au demeurant, aucunement le motif opposé par le préfet de la Loire-Atlantique, tiré de la tardiveté de sa demande, ni aucune conclusion dont le juge administratif pourrait s’estimer valablement saisi. Ce défaut de moyens et de conclusions n’a pas été régularisé dans le délai de recours contentieux, qui, en l’absence de toute indication donnée par la requérante, doit être regardé comme ayant couru au plus tard à la date d’introduction de sa requête. Dès lors, la requête de Mme A... qui est manifestement irrecevable doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Toulon, le 1er septembre 2026.
La présidente du tribunal,
Signé
S. BADER-KOZA
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.