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AccueilJurisprudence administrativeN° TA83-2601514

Tribunal Administratif de Toulon — Décision N° TA83-2601514

lundi 23 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Toulon
SectionTribunal Administratif de Toulon
N° DossierTA83-2601514
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un permis de construire. La requête est jugée irrecevable car la requérante n'a pas joint à sa demande de référé-suspension une copie de sa requête en annulation du permis, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge fonde donc son rejet sur l'article L. 522-3 du même code, constatant le caractère manifestement irrecevable de la demande.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 19 mars 2026, Mme A... B... demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision du 22 janvier 2026 par laquelle le maire de Fréjus a délivré un permis de construire un immeuble de 12 logements à la SAS les Cigales sur un terrain cadastré BI 849.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative, notamment son article L. 522-3.


La présidente du tribunal a désigné M. Privat, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation (…), le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative (…) doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation (…) et accompagnées d'une copie de cette dernière ».


2. Aux termes de l’article L. 522-1 du même code : “ Le juge des référés statue au terme d’une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu’il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L.521-1 et L.521-2, de les modifier ou d’y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l’heure de l’audience publique (...). Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : “ Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L.522-1”.


3. La requérante n’a pas déposé de requête en annulation devant le tribunal de céans. En toute hypothèse une copie de cette dernière n’est pas jointe au présent référé. Dès lors les conclusions aux fins de suspension d’exécution sont manifestement irrecevables et ne peuvent qu’être rejetées sur le fondement des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.



ORDONNE


Article 1er : La requête est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....


Fait à Toulon, le 23 mars 2026.

Le juge des référés

Signé

J-M. PRIVAT


La République mande et ordonne au préfet du Var, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière.

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