LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2001611

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2001611

jeudi 1 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2001611
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantPRADILLON AVOCATS ET CONSEILS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces et un mémoire complémentaire enregistrés les 5 novembre 2020, 18 novembre 2020 et 10 décembre 2021, M. C B, représenté par Me Pradillon, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 septembre 2020 par laquelle le proviseur du lycée des métiers du bâtiment de Felletin l'a licencié en cours de période d'essai ;

2°) de condamner le lycée des métiers du bâtiment de Felletin à lui verser une somme globale de 17 325,64 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis ;

3°) de mettre à la charge du lycée des métiers du bâtiment de Felletin une somme de 2 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne les conclusions aux fins d'annulation :

- la décision du 28 septembre 2020 a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière ; il n'a pas bénéficié d'un entretien préalable et n'a reçu aucune convocation à un tel entretien ; il n'a pas eu accès à la communication de son dossier individuel ;

- la décision du 28 septembre 2020 est entachée d'erreur de fait ;

- le lycée des métiers du bâtiment de Felletin ne démontre pas l'existence d'une faute ou d'insuffisances professionnelles justifiant un licenciement en cours de période d'essai.

En ce qui concerne les conclusions aux fins d'indemnisation :

- la décision du 28 septembre 2020 est entachée d'illégalité fautive ;

- il est fondé à demander une somme de 16 752 euros " à titre de dommages et intérêts " en raison du caractère abusif de son licenciement, de 406,12 euros à titre de " préavis non réglé ", de 40,61 euros à titre de congés payés non pris pendant la période de préavis et de 126,91 euros à titre d'indemnité de licenciement.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 décembre 2020, le lycée des métiers du bâtiment de Felletin conclut au rejet de la requête comme non-fondée.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 janvier 2021.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le décret n° 2003-484 du 6 juin 2003 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. A,

- les conclusions de M. Houssais, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B a été recruté par le lycée des métiers du bâtiment de Felletin en qualité d'assistant d'éducation du 1er septembre 2020 au 31 août 2021. L'article 3 de son contrat de recrutement prévoyait une période d'essai de trente jours ouvrés. Par une décision en date du 28 septembre 2020, le proviseur du lycée des métiers du bâtiment de Felletin a licencié l'intéressé au cours de la période d'essai. M. B demande l'annulation de cette décision. Il demande aussi la condamnation du lycée des métiers du bâtiment de Felletin à lui verser une somme globale de 17 325,64 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis.

Sur le cadre juridique :

2. Aux termes de l'article L. 916-1 du code de l'éducation : " Des assistants d'éducation sont recrutés par les établissements d'enseignement mentionnés au chapitre II du titre Ier et au titre II du livre IV pour exercer des fonctions d'assistance à l'équipe éducative en lien avec le projet d'établissement, notamment pour l'encadrement et la surveillance des élèves ". Aux termes de l'article 9 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 : " Le contrat ou l'engagement peut comporter une période d'essai qui permet à l'administration d'évaluer les compétences de l'agent dans son travail et à ce dernier d'apprécier si les fonctions occupées lui conviennent. () / Le licenciement en cours ou au terme de la période d'essai ne peut intervenir qu'à l'issue d'un entretien préalable. La décision de licenciement est notifiée à l'intéressé par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge. / Aucune durée de préavis n'est requise lorsque la décision de mettre fin au contrat intervient en cours ou à l'expiration d'une période d'essai. / Le licenciement au cours d'une période d'essai doit être motivé. / Le licenciement au cours ou à l'expiration d'une période d'essai ne donne pas lieu au versement de l'indemnité prévue au titre XII ". L'article 44 de ce décret prévoit que : " L'agent non titulaire à l'encontre duquel une sanction disciplinaire est envisagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous documents annexes et à se faire assister par les défenseurs de son choix ". Selon l'article 45-2 du même décret : " L'agent contractuel peut être licencié pour un motif d'insuffisance professionnelle. L'agent doit préalablement être mis à même de demander la communication de l'intégralité de toute pièce figurant dans son dossier individuel, dans un délai suffisant permettant à l'intéressé d'en prendre connaissance. Le droit à communication concerne également toute pièce sur laquelle l'administration entend fonder sa décision, même si elle ne figure pas au dossier individuel ".

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. En premier lieu, il ne résulte ni des textes cités au point 2 ni d'aucun principe que l'autorité administrative soit tenue d'informer un agent contractuel de la fonction publique de l'Etat concerné par une procédure de licenciement en cours de période d'essai, laquelle est régie par les seules dispositions de l'article 9 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, de son droit à consulter son dossier individuel. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que M. B n'aurait pas été informé de son droit à communication de son dossier individuel avant que le proviseur du lycée des métiers du bâtiment de Felletin ne prononce son licenciement au cours de la période d'essai doit être écarté.

4. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 22 septembre 2020, remis en mains propres le 25 septembre 2020, le proviseur du lycée des métiers du bâtiment de Felletin a convoqué M. B à un entretien préalable le 28 septembre 2020 à 10h. Il ressort des pièces du dossier que cet entretien préalable a bien eu lieu. Dans ces conditions, les moyens tirés de ce que M. B n'aurait pas été convoqué à l'entretien préalable au licenciement prévu à l'article 9 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 et de ce qu'il n'aurait pas bénéficié d'un tel entretien doivent être écartés.

5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que, le 13 septembre 2020, par des propos et un comportement inadaptés, en présence d'élèves, M. B a été à l'origine d'une vive altercation l'opposant au chef de la cuisine de l'établissement scolaire. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que, le 19 septembre 2020, l'intéressé a fait preuve d'un manque d'autorité, laissant survenir et perdurer un chahut au sein de l'internat du lycée des métiers du bâtiment de Felletin, s'abstenant notamment de rappeler et de faire respecter le règlement intérieur. Ces deux faits, qui sont matériellement établis, justifiaient, par eux-mêmes, que le proviseur du lycée des métiers du bâtiment de Felletin, qui n'a pas commis d'erreur d'appréciation, licencie M. B pendant la période d'essai dont était assortie son contrat.

6. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 28 septembre 2020 par laquelle le proviseur du lycée des métiers du bâtiment de Felletin l'a licencié en cours de période d'essai.

Sur les conclusions aux fins d'indemnisation :

7. En premier lieu, en l'absence d'illégalité fautive de la décision du 28 septembre 2020, M. B n'est pas fondé à solliciter la condamnation du lycée des métiers du bâtiment de Felletin à lui verser une indemnité de 16 752 euros " à titre de dommages et intérêts " qui correspondrait au montant de la rémunération qu'il aurait pu percevoir s'il avait continué à exercer ses fonctions d'assistant d'éducation jusqu'au 31 août 2021.

8. En second lieu, il résulte des dispositions citées au point 2 que M. B n'avait aucun droit au versement d'une indemnité de licenciement ou d'une indemnité correspondant à un " préavis non réglé " ou à des " congés payés sur préavis ".

9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'indemnisation présentées par M. B doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées par M. B sur ce fondement.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de M. B est rejetée.

Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. C B et au lycée des métiers du bâtiment de Felletin.

Une copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Limoges.

Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022 où siégeaient :

- M. Gensac, président,

- M. Martha, premier conseiller,

- M. Boschet, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.

Le rapporteur,

J.B. A

Le président,

P. GENSAC

Le greffier,

G. JOURDAN-VIALLARD

La République mande et ordonne

au ministre de la transformation et de la fonction publiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef

Le Greffier

G. JOURDAN-VIALLARD

mf

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions