Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2200098

mercredi 3 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2200098
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantBOESEL

Résumé IA

Placement à l'isolement d'un détenu. Le Tribunal administratif de Limoges rejette la requête de M. A, qui contestait la décision du 5 novembre 2021 de la directrice de la maison centrale de Saint-Maur ordonnant son placement à l'isolement. Le tribunal oppose l'autorité de la chose jugée, ayant déjà statué sur une requête identique par un jugement du 3 juillet 2024. La demande est donc irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistré le 5 janvier 2022, M. B A, représenté par Me Boesel, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 5 novembre 2021 par laquelle la directrice de la maison centrale de Saint-Maur a ordonné son placement à l'isolement ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 3 000 euros, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la décision attaquée :

- est insuffisamment motivée en méconnaissance de l'article L. 211-5 du code des relations entre l'administration et le public ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de procédure pénale ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Christophe,

- les conclusions de M. Slimani, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, écroué depuis le 16 juin 2005 et incarcéré à la maison centrale de Saint-Maur depuis le 7 juillet 2020, a fait l'objet d'une mesure de placement à l'isolement en urgence le 1er novembre 2021. Par une décision du 5 novembre 2021 dont il demande l'annulation, la directrice de la maison centrale de Saint-Maur a ordonné son placement à l'isolement jusqu'au 1er février 2022.

2. Le tribunal a, par un jugement du 3 juillet 2024, déjà statué sur une requête de M. A, ayant le même objet et la même cause juridique. L'autorité de la chose jugée fait obstacle à ce que le tribunal statue à nouveau sur la demande de l'intéressé. Par suite, la requête ne peut qu'être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de M. A est rejetée.

Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Boesel et au garde des sceaux, ministre de la justice.

Délibéré après l'audience du 20 juin 2024 où siégeaient :

- M. Artus, président,

- M. Christophe, premier conseiller,

- Mme Chambellant, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2024.

Le rapporteur,

F. CHRISTOPHE

Le président,

D. ARTUS

La greffière,

M. GUICHON

La République mande et ordonne

au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la Greffière en Chef,

La greffière,

M. GUICHON

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