mardi 1 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200113 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | DAVID |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 janvier 2022, M. A B C, représenté par Me David, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet du 5 janvier 2022 portant refus de renouvellement de son récépissé ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Indre de lui renouveler son récépissé dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat, la somme de 3 000 euros, à verser à son conseil, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que la décision attaquée :
- a été prise par une autorité incompétente dès lors qu'étant implicite, il n'est pas possible d'en connaître l'auteur ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnaît les articles R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Une mise en demeure a été adressée le 26 septembre 2022 au préfet de l'Indre qui n'a pas produit de mémoire en défense.
M. B C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 février 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Christophe a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant soudanais né en 1998, est entré en France le 4 janvier 2016. Sa première demande d'asile a été rejetée en septembre 2017 et la seconde jugée irrecevable le 30 octobre 2020. Il a sollicité le 25 février 2021 son admission exceptionnelle au séjour pour laquelle il s'est vu remettre le 26 mai 2021 un récépissé d'une durée de validité de six mois. Le 5 novembre 2021, il a sollicité son renouvellement. Par la présente requête, le requérant demande au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet de sa demande née le 5 janvier 2022.
2. Aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. " L'article R. 432-2 du même code dispose que : " La décision implicite mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. () " Aux termes de l'article R. 431-12 du même code : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise () " La délivrance d'un récépissé pour une durée supérieure à quatre mois ne saurait avoir pour effet d'empêcher la naissance d'une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour.
3. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que le récépissé délivré à l'étranger qui sollicite un titre de séjour a uniquement vocation à autoriser provisoirement son séjour pour les besoins de l'instruction de sa demande et cesse de produire ses effets à la date à laquelle il a été statué sur sa demande.
4. Il ressort des pièces du dossier que lorsque M. B C a sollicité, le 5 novembre 2021, le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour qui expirait le 25 novembre 2021, une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était déjà née du silence gardé par l'administration sur cette demande pendant plus de quatre mois, alors même que son autorisation provisoire de séjour n'était pas expirée. Dans ces conditions, l'administration était légalement tenue de lui refuser le renouvellement du récépissé de sa demande de titre de séjour et les moyens visés ci-dessus et dirigés contre cette décision de refus implicite de renouvellement de récépissé sont inopérants.
5. Enfin, si le requérant fait valoir que la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement est insuffisamment motivée, il n'établit ni même n'allègue avoir sollicité auprès de l'autorité compétente, comme le prévoient les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, les motifs de ce rejet.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B C dirigées contre la décision implicite de refus du préfet de l'Indre de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions présentées à fin d'injonction et d'astreinte ainsi que celles liées aux frais d'instance doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. B C est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. A B C, à Me David et au préfet de l'Indre.
Délibéré après l'audience du 17 septembre 2024 où siégeaient :
- M. Revel, président,
- M. Christophe, premier conseiller,
- Mme Chambellant, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er octobre 2024.
Le rapporteur,
F. CHRISTOPHE
Le président,
F-J. REVEL
La greffière,
M. DUCOURTIOUX
La République mande et ordonne
au préfet de l'Indre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La Greffière,
M. DUCOURTIOUX
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026