mercredi 27 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2200503 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | MOYSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 avril 2022, M. B C représenté par Me Moyse, demande l'annulation de la décision du 1er février 2022 par laquelle la direction départementale des finances publiques de la Haute-Vienne a rejeté sa réclamation contentieuse du 20 septembre 2021 visant à obtenir la décharge d'une imposition supplémentaire pour 2016, mise en recouvrement le 31 janvier 2021.
Il soutient que :
- la procédure de rectification est irrégulière, d'une part, dès lors que la direction nationale d'enquêtes fiscales (DNEF) a occulté son implication et a rédigé des actes de procédure non prévus par les textes et, d'autre part, du fait que l'administration aurait dû s'adresser aux SCI et non directement aux associés pour leur reprocher l'illégalité du dispositif Nov'Accès ;
- le véritable motif de la remise en cause découle des éléments d'une procédure de rescrit mise en œuvre en octobre 2014 auprès des services locaux de la Martinique et qui s'est conclue par une position défavorable exprimée par la direction de la législation fiscale (DLF) dans son avis du 14 mars 2016 considéré comme hors sujet puisque les propriétaires-occupants étaient qualifiés de bailleurs privés ;
- l'obligation de financement de la défiscalisation d'un logement social par une subvention publique à concurrence au moins de 5% a été supprimée par l'adoption, le 5 octobre 2016, de l'amendement n° 51 enregistré à l'Assemblée nationale le 30 septembre 2016 ;
- une action en reconnaissance de droits sera très prochainement introduite par l'ensemble des associés des SCI ayant procédé à des opérations d'investissement sur la base du dispositif Nov'Accès, concernant la décharge de l'imposition supplémentaire 2016 dont le paiement leur a été abusivement réclamé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 octobre 2022, la drection départementale des finances publiques de Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- le fait que l'administration s'est abstenue de contrôler les SCI est sans conséquence sur la régularité de la rectification dès lors qu'elle ne procède pas du rehaussement du résultat de la SCI ;
- l'ensemble des documents a permis d'établir que l'association n'avait pas vocation à être propriétaire du logement réhabilité et qu'elle n'exerçait pas son activité de bailleur social dans le cadre du programme Nov'Accès ;
- le projet Nov'Accès n'a pas respecté l'ensemble des conditions légales pour sa mise en œuvre puisque le projet n'a notamment pas fait l'objet d'une demande de prise de position formelle de l'administration fiscale permettant de le valider et d'écarter tout risque de remise en cause pour illégalité ;
- l'abrogation de la condition tenant à l'octroi d'une subvention publique à hauteur d'une fraction minimale de 5 % est sans conséquence sur l'établissement de l'impôt sur le revenu au titre de l'année 2016 dès lors que le législateur n'a pas entendu donner un caractère rétroactif à la loi supprimant la disposition ;
- Le tribunal administratif de Martinique a rejeté l'action en reconnaissance de droit introduite par le requérant au motif qu'elle n'était pas dirigée contre le rejet exprès ou implicite d'une réclamation préalable formée par l'association.
Par un courrier du 26 janvier 2024, M. C a été invité, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, dans le délai d'un mois.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ".
2. Selon l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'état du dossier, la demande prévue par les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative a été transmise par courrier postal le 26 janvier 2024 au requérant. Ce courrier l'informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, il serait réputé s'être désisté d'office. Le délai imparti au requérant pour confirmer expressément le maintien de sa requête est venu à expiration sans qu'une telle confirmation soit intervenue. Dans ces conditions, en vertu des dispositions ci-dessus rappelées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. C est réputé s'être désisté de sa requête.
O R D O N N E :
Article 1err : Il est donné acte du désistement de M. C.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et à la direction départementale des finances publiques de la Haute-Vienne.
Limoges, le 27 mars 2024.
Le président,
D. ARTUS
La République mande et ordonne
au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la greffière en Chef,
La Greffière,
M. A
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026