Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2201315

jeudi 2 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2201315
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMALABRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées le 14 septembre 2022 et le 20 octobre 2022, Mme B D épouse A, représentée par Me Malabre, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 31 mai 2022 par laquelle la préfète de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser une indemnité de 1 920 euros et une indemnité de 2 400 euros au titre des frais irrépétibles ainsi qu'aux entiers dépens.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 janvier 2023, la préfète de la Haute-Vienne conclut au non-lieu à statuer.

Elle fait valoir que suite à un nouvel examen, une carte de résident algérien a été délivrée à Mme D.

Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 juillet 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : ()/ 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Il résulte de l'instruction que la préfète de la Haute-Vienne a procédé à un nouvel examen de la demande de la requérante au regard de son ancienneté au séjour et de sa communauté de vie avérée, et qu'elle lui a délivré une carte de résident algérien d'une durée d'un an. Par suite, les conclusions présentées par Mme D sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Mme D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser au conseil de la requérante au titre de dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

O R D O N N E :

Article 1er: Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme D tendant à l'annulation de la décision de refus de titre de séjour du 31 mai 2022.

Article 2:L'Etat versera la somme de 1 000 (mille) euros à Me Malabre au titre des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 3:La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D, à Me Malabre et à la préfète de la Haute-Vienne.

Limoges, le 2 mars 2023.

Le vice-président,

N. NORMAND

La République mande et ordonne

à la préfète de la Haute-Vienne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour Le Greffier en Chef

Le Greffier

M. C

mf