Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2201321

jeudi 20 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2201321
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation1ère chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 15 septembre 2022 et le 9 janvier 2023, M. et Mme C demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :

- de prononcer la diminution de la cotisation d'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2020 ;

- de procéder à une répartition des revenus exceptionnels perçus en 2020 sur les années fiscales 2015 à 2020, dans la limite de trois ans ;

- d'annuler la majoration mise à leur charge.

Ils soutiennent que la somme exceptionnelle de 18 683 euros perçue en 2020, correspondant au rappel des indemnités journalières dues au titre de la maladie professionnelle de M. C pour les années 2015 à 2020, aurait dû être prise en compte par parts égales au titre de ces années fiscales, dont une partie est prescrite.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2022, la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable en ce qu'elle n'est pas signée par les requérants ;

- les autres moyens soulevés par M. et Mme C ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Crosnier,

- et les conclusions de M. Houssais, rapporteur public,

Considérant ce qui suit :

1. M. A C, ouvrier agricole retraité, est atteint d'une pathologie reconnue d'origine professionnelle au titre de laquelle il a perçu en 2020 un rappel des indemnités journalières qui lui étaient dues par la mutualité sociale agricole (MSA) pour les années 2015 à 2020 à hauteur de 18 683 euros. Ce versement exceptionnel ayant majoré sa cotisation d'impôt sur le revenu de l'année 2020 de la somme de 1 546 euros, il a sollicité du service la répartition de ces indemnités journalières à parts égales sur les années 2015 à 2020 et demandé qu'il soit procédé à un nouveau calcul de ses cotisations d'impôt sur le revenu au titre de ces années. Suite au rejet de cette réclamation, M. et Mme C demandent au tribunal de prononcer la diminution de la cotisation d'impôt sur le revenu à laquelle ils ont été assujettis au titre de l'année 2020, de rapporter ces revenus exceptionnels perçus en 2020 sur les années fiscales 2015 à 2020, dans la limite de trois ans, et d'annuler la majoration de 118 euros mise à leur charge.

Sur la fin de non-recevoir soulevée en défense :

2. Aux termes de l'article R. 431-4 du code de justice administrative : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. "

3. En vertu des dispositions précitées relatives à la représentation des parties devant le tribunal administratif, les requêtes doivent être signées par leur auteur. Il appartient au juge administratif, lorsqu'une requête n'est pas signée, de la rejeter comme irrecevable si son auteur ne s'est pas acquitté de cette obligation après une demande de régularisation restée sans effets.

4. Il résulte de l'instruction que par un courrier du 14 décembre 2022, le greffe du tribunal a informé les requérants que faute d'avoir été signée par leurs soins, leur requête était susceptible d'être rejetée pour irrecevabilité et les a invités à la régulariser. En réponse à cette demande de régularisation, les requérants ont produit par courrier un nouveau mémoire sans toutefois l'assortir de leurs signatures. Dans ces conditions, leur requête est irrecevable et doit, en tout état de cause, être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme C et à la directrice départementale des finances publiques de la Haute-Vienne.

Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Artus, président,

M. Crosnier, premier conseiller,

M. Boschet, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.

Le rapporteur,

Y. CROSNIER

Le président,

D. ARTUS La greffière,

M. B

La République mande et ordonne

au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour Le Greffier en Chef

La greffière,

M. B

mf