Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2201613
jeudi 25 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2201613 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JUGE UNIQUE A SLIMANI |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 novembre 2022, M. C A demande au tribunal d'annuler la décision du 13 octobre 2022 par laquelle la mutualité sociale agricole du Limousin a rejeté sa demande de remise de dette d'un indu d'un montant de 263,31 euros au titre de l'aide personnalisée au logement.
Il soutient que l'indu en cause résulte uniquement d'une erreur de la mutualité sociale agricole dès lors qu'il a déclaré dans les délais à cette dernière, qui a tardé à prendre en compte l'information, le départ de son domicile de son fils aîné.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 décembre 2022, la mutualité sociale agricole du Limousin conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que le moyen soulevé par la requête n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Ahmed Slimani, premier conseiller, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
M. B a présenté son rapport au cours de l'audience publique à laquelle aucune des parties n'était présente ou représentée et à l'issue de laquelle a été prononcée la clôture d'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. M. A demande l'annulation de la décision du 13 octobre 2022 par laquelle la mutualité sociale agricole du Limousin a rejeté sa demande de remise de dette d'un indu d'un montant de 263,31 euros au titre de l'aide personnalisée au logement.
2. Aux termes des dispositions de l'article L. 823-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. / Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; / 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine, et s'il y a lieu, de son conjoint et des personnes vivant habituellement au foyer () ". Aux termes de l'article R. 823-4 du même code : " Sont considérés comme personnes à charge, sous réserve qu'ils vivent habituellement au foyer : 1°Les enfants de moins de vingt et un ans et considérés comme à charge au sens des 1° et 2° de l'article L. 512-3 du code de la sécurité sociale et de l'article L. 823-2 du présent code ".
3. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise gracieuse d'un indu d'une prestation ou d'une allocation versée au titre du logement, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est susceptible d'être accordée, en se prononçant lui-même sur la demande au regard des dispositions applicables et des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision.
4. Il résulte de l'instruction que la dette d'aide personnalisée au logement mise à la charge de M. A dont il sollicite l'annulation, provient de ce que son fils aîné a quitté le foyer familial le 15 février 2022. Si l'intéressé fait valoir qu'il en a informé la mutualité sociale agricole le 17 février suivant et que cette dernière a tardé à prendre en compte cette information, ce qui a eu pour conséquence d'engendrer l'indu en litige, cette erreur pour regrettable qu'elle soit ne crée pas de droit pour le requérant à conserver la somme indûment versée, alors que, par ailleurs, M. A ne soutient pas être dans une situation qui ferait obstacle au remboursement du trop-perçu en cause.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er: La requête de M. A est rejetée.
Article 2:Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la mutualité sociale agricole du Limousin.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024.
Le magistrat désigné,
A. B
La greffière en chef,
A. BLANCHON
La République mande et ordonne
au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La Greffière en Chef
A. BLANCHON
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