Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2201743

mardi 10 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2201743
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B A d’une requête en excès de pouvoir visant à obtenir sa désinscription du fichier FINIADA. En défense, le préfet de la Haute-Vienne a indiqué que l’interdision d’acquisition ou de détention d’armes avait été levée depuis le 12 janvier 2023. Le tribunal a alors invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, mais M. A n’a pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a donné acte de son désistement d’instance par ordonnance du 10 décembre 2024, en application de l’article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 07 décembre 2022, M. B A, demande au tribunal d'obtenir sa désinscription du fichier national automatisé nominatif des personnes interdites d'acquisition ou de détention d'armes (FINIADA).

Par un mémoire en défense enregistré le 23 octobre 2023, le préfet de la Haute-Vienne conclut au non-lieu à statuer. Il indique qu'il ressort de la fiche FINIADA de l'intéressé que l'interdiction prononcée à son encontre est levée depuis le 12 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes d'une part, de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () ". L'article R. 612-5-1 du même code prévoit que " lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. "

2. Aux termes, d'autre part, de l'article R. 611-8-2 du même code : " toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. () ". Son article R. 611-8-6 précise, par ailleurs, que " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. () ".

3. En l'espèce, l'état du dossier permettant de s'interroger sur l'intérêt que la requête conservait pour son auteur, une demande de maintien de requête a été adressée le 22 octobre 2024 à M. A au moyen de l'application Télérecours. Le requérant était ainsi invité par le tribunal en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de sa requête dans le délai d'un mois. Ce courrier l'informait qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai imparti, il serait réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Conformément aux dispositions de l'article R. 611-8-6 du même code, M. A est réputé avoir reçu notification de cette mesure d'instruction à l'expiration du délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition, le 22 octobre 2024, du document dans l'application informatique Télérecours. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions en dépit de la demande qui lui a été adressée par le tribunal, il doit être ainsi regardé comme s'étant désisté de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de la Haute-Vienne.

Fait à Limoges, le 10 décembre 2024.

Le vice-président,

F-J. REVEL

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. C

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