Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2301350
mercredi 17 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2301350 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er août 2023, M. B A, représentée par Me Malabre, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a implicitement refusé de délivrer et/ou renouveler un titre de séjour conformément à sa demande déposée le 19 mars 2020 ;
2°) d'enjoindre à l'Etat de lui délivrer un titre de séjour dans le mois du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros à verser à son conseil au titre des frais irrépétibles.
Par un mémoire en défense enregistré le 27 juin 2024, le préfet de la Haute-Vienne demande au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer et de rejeter le surplus des conclusions de la requête, suite à la délivrance au requérant le 15 septembre 2023 d'une carte de séjour temporaire d'une durée d'un an portant la mention " vie privée et familiale ".
Par un mémoire enregistré le 9 juillet 2024, le conseil du requérant produit le titre de séjour " vie privée et familiale " délivré à M. A et persiste dans sa demande de paiement d'une somme d'argent au titre des frais de justice.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 6 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()/ 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".
2. Par un mémoire enregistré le 9 juillet 2024, Me Malabre, conseil de M. A, confirme au tribunal que la préfecture de la Haute-Vienne a délivré au requérant une carte de séjour mention " vie privée et familiale ". Par suite, les conclusions présentées par M. A sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Malabre renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à ce conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er :Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 :L'Etat versera à Me Malabre, avocat de M. A, une somme de 1 000 (mille) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à Me Malabre et au préfet de la Haute-Vienne.
Fait à Limoges, le 17 juillet 2024.
Le vice-président,
N. NORMAND
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en cheffe,
La Greffière,
M. C