Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2302177
jeudi 23 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2302177 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 décembre 2023, Mme A C conteste la décision du 7 novembre 2023 par laquelle la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne l'a mise en demeure de payer la somme de 1 246 euros correspondant à un trop-perçu d'allocation logement familiale (ALF).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. Aux termes de l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation : " Les contestations des décisions prises en matière d'aides personnelles au logement () par les organismes payeurs doivent faire l'objet d'un recours administratif préalable devant l'organisme payeur qui en est l'auteur, selon des modalités fixées par voie réglementaire ".
3. Par sa requête, Mme C a adressé au tribunal la décision du 7 novembre 2023 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne a rejeté sa demande de remise de dette d'un trop-perçu d'allocation logement familiale d'un montant total de 1 246 euros, sans toutefois fournir de justificatif d'un recours préalable ou d'une décision de rejet de ce recours préalable devant l'organisme, comme l'exigent les dispositions citées au point 2. La requérante a été invitée, par un courrier du 20 décembre 2023, à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours à compter de sa réception. Par suite, la requête de Mme C, qui n'a pas été régularisée dans le délai imparti, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C.
Fait à Limoges, le 23 mai 2024.
Le vice-président,
N. NORMAND
La République mande et ordonne
au ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour la greffière en chef,
La greffière,
M. B
bb
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