Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400381
jeudi 30 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400381 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 mars 2024, M. B D A, représenté par Me Laspalles, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2024 par lequel le préfet de la Corrèze a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le Surinam comme pays de renvoi et lui a fait interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée de dix ans ;
2°) d'ordonner la suppression sans délai de l'inscription de l'interdiction de retour dans le système d'information Schengen ;
3°) de mettre à la charge de l'État les entiers dépens du procès ainsi qu'une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable dès lors que, faute pour l'arrêté en litige de mentionner qu'il avait la possibilité de déposer celle-ci dans le délai de recours contentieux auprès du chef de l'établissement pénitentiaire où il est incarcéré, le délai de recours de quarante-huit heures ne lui est pas opposable ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle a été prise en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue par les dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- il appartenait au préfet d'exercer son pouvoir discrétionnaire afin de régulariser sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que sa situation justifie qu'il soit répondu favorablement à sa demande de titre de séjour ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnaît le principe du contradictoire et son droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- il appartenait au préfet d'exercer son pouvoir discrétionnaire afin de régulariser sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que sa situation justifie qu'il soit répondu favorablement à sa demande de titre de séjour ;
En ce qui concerne la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- le préfet s'est cru, à tort, en situation de compétence liée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de renvoi :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle porte atteinte à son droit à ne pas être soumis à des traitements inhumains et dégradants tel que protégé par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît le principe du contradictoire et son droit d'être entendu ;
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité des décisions susvisées ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par lettre du 21 mars 2024, les parties ont été informées que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français en ce qu'elles méconnaissent l'autorité de chose jugée du jugement du 21 janvier 2024 par lequel il a déjà été statué sur une requête identique.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Normand a été entendu au cours de l'audience publique à laquelle les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant surinamien né en 1990, est entré en France en 1996 selon ses déclarations. Après avoir bénéficié d'une première carte de séjour en novembre 2010, régulièrement renouvelée jusqu'en 2019, puis d'une carte de séjour pluriannuelle dont la validité a expiré le 26 octobre 2021, il a déposé, le 14 décembre 2023, une demande de titre de séjour. Par un arrêté du 14 février 2024, le préfet de la Corrèze a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le Surinam comme pays de renvoi et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de dix ans. M. A demande l'annulation de cet arrêté et que soit ordonnée sans délai la suppression de l'inscription de l'interdiction de retour dans le système d'information Schengen.
Sur les conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français :
2. Par un jugement n° 2400252 du 21 février 2024, la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Limoges a déjà statué sur une requête de M. A, alors représenté par Me Charoing, tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français dont il a fait l'objet par l'arrêté du 14 février 2024. Les conclusions susvisées de M. A ayant le même objet et étant fondées sur la même cause juridique que sa précédente requête, l'autorité de la chose jugée qui s'attache au jugement précité fait obstacle à ce que le tribunal statue à nouveau sur de telles demandes. Il s'ensuit que les conclusions dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions dirigées contre la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : () / 3° Ayant commis les faits qui l'exposent à l'une des condamnations prévues aux articles 222-34 à 222-40 () du [code pénal] ; () ".
4. L'arrêté attaqué, en ce qu'il porte refus de titre de séjour, comporte les considérations de droit sur lesquels il se fonde et notamment l'article L. 432-1-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En spécifiant que M. A ne remplit pas les conditions prévues par le code pour obtenir une carte de séjour de plein droit et a fait l'objet de deux condamnations pour des infractions à la législation sur les stupéfiants, lesquelles sont énumérées aux articles 222-34 à 222-40 du code pénal, le préfet a suffisamment motivé sa décision en fait. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". La décision contestée ayant été prise à la suite de la demande formulée par le requérant, celui-ci ne peut utilement se prévaloir de ces dispositions. Ainsi, le moyen tiré par le requérant de la méconnaissance du principe du contradictoire ne peut qu'être écarté comme inopérant.
6. En troisième lieu, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer que sa demande peut faire l'objet d'un refus et qu'il pourra faire l'objet le cas échéant d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux.
7. Il ne ressort ni des pièces du dossier ni de la motivation de l'arrêté attaqué, qui fait état d'éléments circonstanciés propres à la situation de M. A, que le préfet se serait abstenu de procéder à un examen sérieux et personnalisé de sa situation, alors en outre que, compte tenu de ce qui a été dit au point précédent, il n'appartenait pas à l'administration de solliciter de l'intéressé d'autres éléments que ceux dont celui-ci s'est prévalu devant elle à l'occasion du dépôt de sa demande de titre. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen réel et sérieux de la situation de M. A doit être écarté.
8. En quatrième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que, pour rejeter la demande de titre de séjour formée par M. A, le préfet, qui s'est borné à relever que l'intéressé avait fait l'objet de deux condamnations pour infraction à la législation sur les stupéfiants sans qualifier plus avant, à ce stade, la nature de tels comportements, a entendu fonder sa décision sur les dispositions, citées au point 3, de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, quand bien même il aurait également visé l'article L. 432-1 du même code. Dans ces conditions, la circonstance que M. A ne constituerait pas une menace pour l'ordre public est sans incidence sur la légalité de la décision lui refusant la délivrance du titre sollicité. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis, à cet égard, une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté comme inopérant.
9. En cinquième lieu, d'une part, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Pour l'application de ces dispositions, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
11. Si M. A établit, par les pièces qu'il produit, qu'il est père de deux enfants de nationalité française nés en 2018 et 2019 et que la plupart des membres de sa fratrie résident régulièrement en France, il ne justifie ni de l'intensité ni même de la réalité des liens qu'il entretiendrait avec ceux-ci, y compris depuis qu'il est incarcéré au centre de détention d'Uzerche. La relation qu'il entretiendrait avec une ressortissante haïtienne depuis quatre ans n'est pas davantage établie. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que le requérant a été condamné le 3 novembre 2018 à deux ans d'emprisonnement dont un an avec sursis et à 25 000 euros d'amende douanière pour importation, transport, détention et acquisition non autorisés de stupéfiants, transport et détention de marchandise dangereuse pour la santé publique (stupéfiant) sans document justificatif régulier et importation en contrebande de marchandise dangereuse pour la santé publique (stupéfiant). Le 2 janvier 2023, il a de nouveau été condamné à trois ans d'emprisonnement pour détention non autorisée de stupéfiant (récidive), participation à association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit puni de dix ans d'emprisonnement, transport non autorisé de stupéfiant (récidive), blanchiment (récidive), offre ou cession non autorisée de produits stupéfiants (récidive), importation non autorisée de stupéfiant (récidive) et le sursis simple prononcé le 3 novembre 2018 a été révoqué. Dans ces conditions, au regard de la gravité des faits pour lesquels il a été condamné ainsi que de leur caractère récent et répété, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'il aurait été porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, nonobstant l'ancienneté de son séjour en France et les efforts d'insertion professionnels dont il a fait preuve. Par suite, tant le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales que celui tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
12. En sixième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, le préfet de la Corrèze n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation de M. A en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité, ni, dès lors que l'intéressé ne relevait pas de circonstances humanitaires exceptionnelles, en ne faisant pas usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Les moyens invoqués à ce titre doivent, dès lors, être écartés.
13. En dernier lieu, si M. A fait valoir que sa situation justifiait qu'il soit répondu favorablement à sa demande de titre de séjour et que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation à cet égard, il résulte de tout ce qui vient d'être dit que ce moyen ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet de la Corrèze a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix ans, les conclusions de la requête tendant à ce que soit ordonnée sans délai la suppression de l'inscription de cette interdiction dans le système d'information Schengen ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais d'instance et aux dépens :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante à l'instance, le versement à M. A de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
17. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens au sens de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions du requérant présentées sur ce fondement ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D A et au préfet de la Corrèze.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Normand, président,
- Mme Siquier, première conseillère,
- Mme Gaullier-Chatagner, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 Mai 2024.
Le président-rapporteur,
N. NORMAND
Le premier assesseur,
H. SIQUIER
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne
au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Pour la Greffière en Chef,
La Greffière,
M. C
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