Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400436

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2400436
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDMJB AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision du maire de Soursac de 2010 qualifiant un puits de bien communal. La requête, enregistrée en mars 2024, a été jugée manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois étant largement dépassé. Le tribunal s'est fondé sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 mars 2024 M. B demande au tribunal d'annuler la décision en date du 27 avril 2010 par laquelle le maire de la commune de Soursac lui a indiqué que le puits situé à côté de la maison qu'il vient d'acquérir est situé sur le domaine public et fait partie du patrimoine communal, de juger que le puits est sa propriété et de le rattacher à la maison cadastrée B177 et de condamner la commune de Soursac au paiement d'une somme de 1 euro symbolique.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012.

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance :() / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ". Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée ".

2. Il résulte des pièces du dossier que la décision contestée par M. B, à savoir la réponse du maire de la commune de Soursac, est intervenue le 27 avril 2010. Ainsi le délai de recours contentieux a commencé à courir à cette date. Par suite, les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B à l'encontre de la décision contestée, enregistrées au greffe du tribunal le 21 mars 2024, sont tardives et doivent être rejetées en application du 4° de l'article R.222-1 du code de justice administrative précité.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B.

Fait à Limoges, le 9 Octobre 2024.

Le président,

Didier ARTUS

La République mande et ordonne

au préfet de la Corrèze en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef

La greffière,

M. A