Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400451

jeudi 1 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2400451
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de prise en compte d’une période de service (1er septembre 1990 au 31 août 1991) pour le calcul de sa pension. En cours d’instance, le ministre de l’économie a révisé la pension en intégrant cette période, rendant les conclusions principales sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 mars 2024, M. C B, représenté par Me Plas, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet du Service des Retraites de l'Etat, en date du 21 mars 2024, sur la demande en rectification adressée par le requérant en date du 8 novembre 2023 par laquelle il demande que soit prise en compte la période du 1er septembre 1990 au 31 août 1991 ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 juin 2024, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au non-lieu à statuer de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()/ 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".

2. Par un arrêté du 27 mai 2024, postérieur à l'introduction du recours, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique a révisé la pension de M. B en prenant en compte la période du 1er septembre 1990 au 31 août 1991. Ainsi les conclusions de la requête de M. B tendant à la révision de son titre de pension en litige sont devenues sans objet.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, alors que M. B n'a obtenu satisfaction de sa demande qu'en cours d'instance, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B.

Article 2 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 200 euros (mille deux cents euros) en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Fait à Limoges, le 1er août 2024.

Le président,

Didier Artus

La République mande et ordonne

au le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous

commissaires de justice à ce requis en ce qui

concerne les voies de droit commun contre les

parties privées, de pourvoir à l'exécution de la

présente décision

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef,

La greffière,

M. A