Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400602
mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400602 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MALABRE |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces enregistrées les 9 avril et 14 mai 2024, Mme C G épouse F, représentée par Me Malabre, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2024 par lequel le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer un titre de séjour et de travail ou, subsidiairement, de prendre une nouvelle décision, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 400 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
Sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de cette décision ;
- cette décision a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière ; il appartiendra au préfet de la Haute-Vienne de justifier de l'existence, des conditions d'émissions, du caractère collégial, des auteurs et des signataires de l'avis émis le 8 septembre 2023 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) ;
- cette décision méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- le préfet de la Haute-Vienne a commis une erreur de droit en ne tenant pas compte, dans le cadre de l'examen des conséquences du refus de titre de séjour sur sa vie privée et familiale, de son état de santé, et notamment de l'impossibilité d'accès effectif à un traitement adapté dans son pays d'origine.
Sur l'obligation de quitter le territoire français et la décision fixant le pays de renvoi :
- ces décisions doivent être annulées par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de renvoi méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 mai 2024, le préfet de la Haute-Vienne conclut au rejet de la requête comme non-fondée.
Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313 23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Boschet a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissante géorgienne née en 1958, Mme C G épouse F est entrée en France le 6 décembre 2022 avec son époux, M. F. Le 23 juin 2023, elle a demandé la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en raison de son état de santé. Par un arrêté du 26 janvier 2024, le préfet de la Haute-Vienne a refusé de faire droit à cette demande, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi. Mme F demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, Mme B E, directrice de cabinet de la préfecture de la Haute-Vienne et signataire de l'arrêté contesté, bénéficie d'une délégation de signature du préfet de la Haute-Vienne en date 21 août 2023, régulièrement publiée au recueil des actes administratifs n° 87-2023-130 du même jour, à l'effet notamment de signer en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général de la préfecture " les arrêtés, décisions et actes pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour en litige manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, d'une part, il ressort des pièces du dossier qu'un rapport médical établi le 17 août 2023 par un médecin de l'OFII dans le cadre de l'instruction de la demande de titre de séjour de Mme F a été transmis au collège de médecins le 5 septembre 2023. Il ressort également de l'avis émis le 8 septembre 2023 par ce même collège qui mentionne, alors d'ailleurs qu'aucune disposition ni aucun principe ne l'impose, l'identité du médecin rapporteur, que ce médecin n'a pas siégé au sein de ce collège sur la situation médicale de la requérante. En outre, ce collège a rendu son avis, dans une formation composée de trois médecins, dont les signatures figurent sur l'avis et qui ont été régulièrement désignés à cette fin par une décision du directeur général de l'Ofii du 1er août 2022 modifiant celle du 17 janvier 2017 portant désignation au collège de médecins à compétence nationale de l'Ofii. Par ailleurs, la mention " après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'Ofii émet l'avis suivant ", qui indique le caractère collégial de l'avis, fait foi jusqu'à preuve du contraire et Mme F ne fait état d'aucun élément ou document apportant cette preuve contraire.
4. D'autre part, cet avis du 8 septembre 2023 est revêtu des signatures des trois membres du collège de médecins de l'Ofii, dont il ne ressort pas du dossier qu'elles ne seraient pas celles de ces trois médecins et seraient inauthentiques. Si le dernier alinéa de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 susvisé précise que l'avis du collège de médecins est signé par chacun des trois médecins membres de ce collège aucune disposition n'impose que cette signature revête une forme ou une modalité particulière. En l'espèce, l'avis du 8 septembre 2023 est assorti de la signature lisible de chacun des trois médecins dont il indique l'identité.
5. Compte tenu de ce qui a été indiqué aux points 3 et 4, le moyen tiré de ce que l'avis du 8 septembre 2023 du collège des médecins de l'Ofii aurait été émis dans des conditions irrégulières doit être écarté en toutes ses branches.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ".
7. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Ofii venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
8. Pour refuser à Mme F la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Haute-Vienne s'est notamment fondé sur un avis du 8 septembre 2023 par lequel le collège de médecins de l'Ofii a estimé qu'un défaut de prise en charge médicale pourrait entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais que, compte tenu des caractéristiques du système de santé en Géorgie, elle pourrait effectivement bénéficier d'un traitement adapté dans ce pays. Alors qu'il n'est ni démontré ni même allégué que, jusqu'à son entrée en France en décembre 2022, elle n'aurait pas effectivement bénéficié d'une prise en charge médicale adaptée des multiples pathologies dont elle est atteinte depuis plusieurs années, constituées en particulier d'un diabète de type 2, d'un tremblement cervical, d'un trouble de la statique rachidienne, de paresthésies de l'hémicorps droit et d'une hypertension artérielle, la requérante, par les seules attestations non circonstanciées qu'elle a produites le 14 mai 2024, et en se bornant à faire état de ce que les traitements qui lui sont donnés en France seraient, soit non disponibles dans son pays d'origine, soit inaccessibles compte tenu de ses ressources insuffisantes et d'une prétendue absence d'assurance sociale ou privée, ne remet pas sérieusement en cause le sens de l'avis émis le 8 septembre 2023 par le collège de médecins de l'Ofii que le préfet de la Haute-Vienne s'est approprié. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
9. En quatrième lieu, si, au paragraphe de son arrêté dédié à l'examen des conséquences de la décision de refus de titre de séjour sur la vie privée et familiale de Mme F au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le préfet de la Haute-Vienne n'a pas fait référence aux éléments relatifs à l'état de santé dont il avait déjà fait état au paragraphe consacré aux conditions prévues à l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette seule circonstance, alors qu'il ressort des motifs de l'arrêté litigieux que la situation de la requérante a fait l'objet d'un examen sérieux et circonstancié et que le préfet n'était en tout état de cause pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle et familiale de l'intéressée, n'est pas de nature à caractériser une erreur de droit.
10. En cinquième lieu, selon l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : "1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
11. Il ressort des pièces du dossier que, tout comme son époux de nationalité géorgienne qui fait aussi l'objet d'un arrêté du 26 janvier 2024 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, Mme F est entrée récemment en France. En outre, si elle se prévaut de la présence sur le territoire français de son fils majeur A, titulaire d'une carte de résident de dix ans valable jusqu'en 2028, chez qui elle vit, il ressort des pièces du dossier que celui-ci, qui est marié et père de deux filles nées en 2007 et 2010, a construit sa propre cellule familiale et la requérante ne démontre pas l'ancienneté et l'intensité des liens entretenus avec son fils ou ses deux petites filles avant le 6 décembre 2022, date de son entrée en France. Également, si elle fait valoir que son fils majeur A est en situation de dépendance en raison de sa tétraplégie, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'aide dont il a besoin au quotidien, et dont il a d'ailleurs bénéficié avant que Mme F n'entre en France, devrait nécessairement être assurée par cette dernière ou par son époux. S'agissant de l'état de santé de Mme F, et comme il a été indiqué au point 8, il ressort des pièces du dossier qu'elle peut bénéficier effectivement d'une prise en charge adaptée en Géorgie. Ne justifiant pas d'une intégration particulière en France, pays dont elle ne parle pas la langue, la requérante n'établit pas être dépourvue d'attaches en Géorgie, où elle a vécu la majeure partie de sa vie. Dans ces conditions, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de la Haute-Vienne n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de Mme F au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, Mme F n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Haute-Vienne a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été indiqué précédemment, le moyen tiré, par voie d'exception, de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'un défaut de base légale en raison de l'illégalité du refus de séjour sur lequel elle se fonde doit être écarté.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ". Pour les mêmes raisons que celles mentionnées au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
14. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui sont exposés au point 11, les moyens tirés de ce que la décision faisant obligation à la requérante de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation doivent être écartés.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
15. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré, par voie d'exception, de ce que la décision fixant le pays de renvoi est entachée d'un défaut de base légale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fonde doit être écarté.
16. En deuxième lieu, la requérante n'établit pas qu'elle serait exposée à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Géorgie. Il s'ensuit que les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
17. En dernier lieu, eu égard à ce qui a été indiqué aux points 8, 11 et 16 de ce jugement, Mme F n'est pas fondée à faire valoir que la décision par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a fixé le pays de renvoi est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
18. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 26 janvier 2024 du préfet de la Haute-Vienne et, par voie de conséquence, les autres conclusions de Mme F doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C G épouse F, au préfet de la Haute-Vienne et à Me Malabre.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Normand, président,
M. Martha, premier conseiller,
M. Boschet, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
Le rapporteur,
J. BOSCHET
Le président,
N. NORMAND La greffière,
M. D
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière,
M. D
mf