Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400714

mardi 21 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2400714
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 avril 2024, M. C B demande au tribunal d'annuler la décision du 10 avril 2024 par laquelle le chef d'établissement du collège Jean Rostand de Saint Sulpice Laurière a sanctionné sa fille A d'un jour d'exclusion avec sursis.

Il soutient que :

Une élève a commis les mêmes faits qu'Annoha et n'a pas été sanctionnée ;

Les éléments justifiant la sanction ont été découverts en consultant le téléphone d'un tiers.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. Il ressort des pièces du dossier qu'Annoha B, élève au collège Jean Rostand de Saint Sulpice Laurière, a été sanctionnée d'un jour d'exclusion avec sursis pour avoir utilisé le téléphone portable d'une camarade en salle d'études et avoir pris des photographies avec le téléphone. Si M. B soutient que sa fille a été sanctionnée alors par ailleurs qu'aucune sanction n'a été prononcée à l'encontre de sa camarade, qui aurait commis les mêmes faits, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. En outre, en se bornant, d'une part, à soutenir que c'est en fouillant dans le téléphone d'une élève que le personnel de l'établissement a trouvé les photographies litigieuses et, d'autre part, à s'interroger sur le cadre légal autorisant la fouille des effets personnels des élèves, le requérant, qui ne se prévaut de la méconnaissance d'aucune disposition légale ou réglementaire, n'apporte pas les précisions permettant d'apprécier le bien-fondé de ce moyen.

3. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B.

Fait à Limoges, le 21 mai 2024.

Le président,

D. ARTUS

La République mande et ordonne

au ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef,

La greffière,

M. D

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