Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400732
mardi 30 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400732 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 avril 2024, Mme B E et M. C A, représentés par Me Pierre-Marie Pigeanne, demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au centre hospitalier universitaire de Limoges de communiquer tout rapport, document, étude, analyse sur l'origine du décès de leur fils D A, et notamment la procédure de suivi d'évènement indésirable prévue aux articles R. 1413-67 et suivants du code de la santé publique, dans un délai de sept jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
2°) de condamner le centre hospitalier universitaire de Limoges à verser à chacun des requérants une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que leur demande de communication a fait l'objet d'une décision implicite de rejet le 30 janvier 2024 qui méconnaît les dispositions des articles L. 1110-4 du code de la santé publique et L. 311-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration et elle a donné lieu à un avis favorable de la commission d'accès aux documents administratifs le 21 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Houssais, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". L'article L. 522-3 du même code dispose que : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. En l'espèce, les requérants qui ont saisi le juge de l'excès de pouvoir d'une requête tendant à l'annulation de la décision rejetant leur demande de communication des documents susmentionnés et à ce qu'il soit enjoint au centre hospitalier universitaire de Limoges de procéder à cette communication ne font état d'aucune circonstance particulière de nature à justifier l'utilité de la mesure qu'ils sollicitent devant le juge des référés.
3. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête en toutes ses conclusions, en application des dispositions précitées de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B E et à M. C A.
Limoges, le 30 avril 2024
Le juge des référés,
P.-M. HOUSSAIS
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La greffière en chef,
A. BLANCHON
No 240073if