Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400833
mercredi 22 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2400833 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 mai 2024, M. A B, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 13 mars 2024 par laquelle le maire de la commune de Malemort sur Corrèze a délivré un permis de construire n° 19123 19 A0052 M02 à la société NOALIS, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'annuler la décision du 13 mars 2024 par laquelle le maire de Malemort a délivré un permis de construire n°19123 19 10052 M02 à la société NOALIS.
Il soutient que :
- la construction ne respecte pas la distance minimale de recul de cinq mètres entre chaque propriété prévu par le plan local d'urbanisme de la commune de Malemort sur Corrèze ;
- la construction ne respecte pas le permis de construire initial prévoyant un garage.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Nicolas Normand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " et qu'aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () " ; que l'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 522-1 du code de justice administrative : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension de l'exécution d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentés par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ". Si M. B présente des conclusions à fin de suspension de l'exécution de l'arrêté portant décision d'autorisation tacite de permis de construire du maire de Malemort sur Corrèze en date du 13 mars 2024, il n'a pas été introduit, par ailleurs, de requête distincte à fin d'annulation contre cette décision. La requête est, dès lors, manifestement irrecevable.
3. En second lieu et en tout état de cause, en se bornant à produire une copie du plan local d'urbanisme de Malemort sur Corrèze, ainsi que le permis de construire litigieux, le requérant n'invoque aucun moyen de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du maire de la commune de Malemort sur Corrèze du 13 mars 2024 portant décision d'autorisation tacite de permis de construire à la société NOALIS.
4. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, que la requête à fin de suspension présentée par le requérant est manifestement irrecevable et mal fondée. Elle doit, dès lors, et en tout état de cause, être rejetée par la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Limoges, le 22 mai 2024
Le juge des référés,
N. NORMAND
La République mande et ordonne
au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La greffière en Chef
A. BLANCHON
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