Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400908

lundi 1 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2400908
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantAARPI THEMIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B C d’un recours en annulation contre une sanction disciplinaire du 11 avril 2024, prise par la commission de discipline de la Maison Centrale de Saint-Maur. En cours d’instance, le Directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a retiré cette sanction le 14 mai 2024. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mai 2024, M. B C, représenté par Me Ciaudo, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a rejeté le recours administratif préalable obligatoire qu'il a formé à l'encontre de la sanction disciplinaire qui lui a été infligée le 11 avril 2024 par la commission de discipline de la Maison Centrale de Saint-Maur ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, au profit de son conseil, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

La requête a été transmise au ministre de la justice qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par un mémoire, enregistrée le 7 juin 2024, M. C produit copie de la décision du 14 mai 2024 par laquelle le Directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a retiré la décision de la commission de discipline de la Maison Centrale de Saint-Maur du 11 avril 2024 prise à son encontre.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux (), peuvent par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ". ".

2. Par une décision du 14 mai 2024 postérieure à l'introduction du recours, le Directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon a décidé de retirer la sanction prise à l'encontre du requérant ; ainsi les conclusions de la requête de M. C à fin d'annulation de la décision du 11 avril 2024 sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme d'argent en application des dispositions de l'article L. 761 1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. C.

Article 2 : Le surplus des conclusions est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, au Garde des sceaux, ministre de la justice et à Me Ciaudo.

Fait à Limoges, le1er juillet 2024.

Le vice-président,

N. NORMAND

La République mande et ordonne

au Garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le greffier en chef,

La greffière

M. A

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