Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2400981

lundi 10 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2400981
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juin 2024, M. B A, représenté par Me Mons-Bariaud, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 15 avril 2024 par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de l'Indre lui a notifié un indu de paiement d'un montant de 1 689,31 euros, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;

2°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales (Caf) de l'Indre la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la notification d'indu de paiement qui lui a été notifiée, le place dans une situation d'extrême précarité matérielle ; il ne peut plus subvenir à ses besoins et ne dispose plus des ressources suffisantes pour se soigner ;

- plusieurs moyens sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

' la décision du 15 avril 2024 souffre d'un défaut de motivation en droit et en fait ;

' il n'est pas établi qu'il soit en situation de concubinage.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 05 juin 2024 sous le n° 2400982 par laquelle M. A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Nicolas Normand, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " et aux termes de l'article L. 522-3 dudit code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. En se bornant à contester les conclusions du rapport d'enquête de la Caf de l'Indre de suspicion de fraude pour fausse déclaration et omission de déclaration de vie commune du 8 février 2024, le requérant, qui n'apporte au demeurant aucun document utile de nature à renverser les conclusions de ce rapport, n'invoque pas un moyen de nature à créer un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision par laquelle le directeur de la Caf de l'Indre lui a notifié un indu de paiement d'un montant de 1 689,31 euros. Aucun autre moyen n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée du 15 avril 2024.

3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, que les conclusions à fin de suspension de l'exécution de la décision litigieuse, présentées pour M. A, doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Limoges, le 10 juin 2024.

Le juge des référés,

N. NORMAND

La République mande et ordonne

à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Le Greffier en Chef,

A. BLANCHON

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