Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401064

mardi 9 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401064
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au maire de Limoges d'exécuter une décision d'annulation de son exclusion des marchés de plein air. Le juge a estimé que de telles conclusions relèvent en réalité des dispositions de l'article L. 911-4 du même code, relatives à l'exécution des jugements, et non de l'office du juge des référés. Par conséquent, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans instruction préalable, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 juin 2024, Mme A B demande au juge des référés d'enjoindre au maire de Limoges, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'exécuter la décision n° 2201037 en date du 16 avril 2024, par laquelle il a été prononcé l'annulation de son exclusion des marchés de plein air de la ville pour une durée de trois ans.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision " et aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. () ".

3. Par la présente requête, Mme B demande au juge des référés d'enjoindre au maire de Limoges d'exécuter la décision du 16 avril 2024. Or, de telles conclusions relèvent des dispositions de l'article L. 911-4 du code de justice administrative et non de l'office du juge des référés de l'article L. 521-3. Par suite, la requête est manifestement mal fondée et ne peut qu'être rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Limoges, le 9 juillet 2024

Le juge des référés,

D. ARTUS

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

La greffière en chef,

A. BLANCHON

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