Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401155
jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401155 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MALABRE |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 juin 2024, M. C A, représenté par Me Malabre, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 avril 2024 par laquelle le préfet de la Haute-Vienne a refusé de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour et de travail dans un délai de deux mois à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros à verser à son conseil, en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Par des pièces complémentaires enregistrées le 19 août 2024, le conseil du requérant produit le titre de séjour " vie privée et familiale " délivré à M. A le 17 juillet 2024 et par un courrier enregistré le 25 septembre 2024, il persiste dans sa demande de paiement d'une somme d'argent au titre des frais de justice.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 13 juin 2024.
- Vu les autres pièces du dossier.
- Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : ()/ 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête. () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens (). ".
2. Par un courrier enregistré le 25 septembre 2024, Me Malabre, conseil de M. A, confirme au tribunal que la préfecture de la Haute-Vienne a délivré au requérant une carte de séjour mention " vie privée et familiale ". Par suite, les conclusions présentées par M. A sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Malabre renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros à verser à ce conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : L'Etat versera à Me Malabre, avocat de M. A, une somme de 800 (huit cents) euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à Me Malabre et au préfet de la Haute-Vienne.
Fait à Limoges, le 3 octobre 2024.
Le vice-président,
FJ. REVEL
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour La Greffière en Chef,
La Greffière,
M. B
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