Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401214

jeudi 10 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401214
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A contestant le recouvrement d’un trop-perçu de 4 159 euros par la caisse d’allocations familiales de la Haute-Vienne. La requête a été jugée irrecevable car elle ne comportait aucun moyen de droit permettant d’établir l’illégalité de la décision attaquée, et ce malgré une demande de régularisation restée sans réponse. Le tribunal s’est fondé sur l’article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2024, M. B A demande au tribunal l'annulation de la décision par laquelle le directeur de la caisse d'allocations familiales de la Haute-Vienne l'a informé du recouvrement du trop-perçu d'un montant de 4 159 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. L'article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête, dispose que : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ".

3. La requête de M. A ne comporte aucune argumentation de nature à démontrer que la décision attaquée serait entachée d'illégalité. Or, en dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier recommandé le 28 août 2024, lequel a été avisé le 31 août 2024 et distribué le 16 septembre 2024, le requérant n'a pas, à l'expiration du délai de 15 jours qui lui était imparti, fait état de moyens opérants de nature à fonder ses prétentions.

4. Par suite, la présente requête, qui n'a pas été régularisée à la date de la présente ordonnance, est entachée d'une irrecevabilité manifeste. Il y a lieu de la rejeter en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Limoges, le 10 octobre 2024.

Le vice-président,

FJ. REVEL

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la Greffière en Chef,

La Greffière,

M. DUCOURTIOUX

jb