Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401268

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401268
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A B dirigée contre l’Université de Limoges pour irrecevabilité manifeste. Le requérant se bornait à dénoncer des faits de harcèlement moral, de vol de droits d’auteur et de violation de ses droits économiques, sans formuler de conclusions précises comme l’exige l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a fait application de l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la demande sans instruction ni audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 juillet 2024 à 10h32, M. A B fait part au tribunal d'un litige qui l'oppose à l'Université de Limoges, sans formuler de conclusions précises.

Il soutient que l'Université de Limoges a commis des actes de harcèlement moral, a été complice " de réduction à l'état de servitude d'un salarié ", de vol de droits d'auteur, de destruction de propriété intellectuelle et de propriété industrielle, n'a pas répondu à ses courriels et courriers de réclamation, a violé ses droits économiques entraînant son surendettement, s'est rendue coupable de faux et usage de faux.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Ahmed Slimani, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, lorsqu'il est saisi sur le fondement de l'article L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative, le juge des référés peut, en vertu des dispositions de l'article L. 522-3 du même code, rejeter une requête par une ordonnance motivée, sans instruction contradictoire ni audience publique, lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge () ".

3. La requête de M. B se borne à dénoncer des faits qu'auraient commis l'Université de Limoges qu'il estime porter atteinte à sa dignité et à ses droits économiques, sans présenter de conclusions précises, ce qui contrevient aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Sa requête est par suite irrecevable et doit être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Limoges, le 15 juillet 2024.

Le juge des référés,

A. SLIMANI

La République mande et ordonne

au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Le Greffier en Chef,

A. BLANCHON

No 2401268

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