Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401331

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401331
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Reclassement indiciaire d’un masseur-kinésithérapeute. Le Tribunal administratif de Limoges, statuant par ordonnance sur un recours pour excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C comme manifestement irrecevable. Le requérant n’a formulé ni conclusions précises ni moyens de droit, se bornant à évoquer une incohérence de classement sans demande susceptible d’être accueillie. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 juillet 2024, M. A C demande au tribunal de le reclasser en tant que masseur-kinésithérapeute de catégorie A, classe normale à l'échelon 11, indice brut 886.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (). ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".

2. En se bornant à soutenir qu'il existe une incohérence dans le classement indiciaire des masseurs-kinésithérapeutes et à demander une revalorisation de son indice, M. C ne formule aucune conclusion susceptible d'être accueillie par le juge administratif, ni aucun moyen précis. En l'absence de telles conclusions et de tels moyens, la requête de M. C est entachée d'une irrecevabilité manifeste insusceptible d'être couverte en cours d'instance. Elle doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.

Fait à Limoges, le 19 Septembre 2024.

Le président,

Didier ARTUS

La République mande et ordonne

au ministre de la transformation et de la fonction publiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef

La greffière,

M. B

cg