Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401427

jeudi 26 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401427
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de MM. C comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait, à titre principal, d’enjoindre à la commune de Nieul de déclasser et de céder une parcelle du domaine public, et à titre subsidiaire, d’enjoindre au maire d’en reprendre possession. Le juge a rappelé qu’il ne peut prononcer d’injonctions à l’encontre de l’administration en dehors des cas prévus par le code de justice administrative (exécution d’une décision de justice ou procédures de référé). La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 août 2024, M. A C et M. B C, représentés par Me Olejniczak, demandent au tribunal :

1°) d'enjoindre, à titre principal, à la commune de Nieul de déclasser du domaine public la parcelle AH 58 et de procéder à la cession de cette dernière ;

2°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au maire de la commune de Nieul de reprendre possession de la parcelle litigieuse.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. Il n'appartient pas au juge administratif, en dehors de l'hypothèse où il est saisi de conclusions en vue d'assurer l'exécution d'une décision de justice en application des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, ou lorsqu'il est saisi de demandes de mesures provisoires dans le cadre de procédures de référé, de prononcer des injonctions à l'encontre de l'administration.

3. La requête présentée par MM. C n'a pas pour objet d'obtenir l'annulation d'une décision, implicite ou explicite mais de prononcer une injonction à l'encontre de l'autorité administrative. Par suite, les conclusions tendant, à titre principal, à ce que le tribunal ordonne à ladite commune de déclasser du domaine public la parcelle AH 58 ainsi que de procéder à la cession de celle-ci, et, à titre subsidiaire, d'enjoindre au maire de la commune de Nieul de reprendre possession de la parcelle litigieuse, sont manifestement irrecevables. La requête doit, dès lors, être rejetée dans toutes ses conclusions, par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de MM. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à M. B C et à la Commune de Nieul.

Fait à Limoges, le 24 septembre 2024 .

Le vice-président,

FJ. REVEL

N° 2401417