Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401436

mercredi 18 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401436
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'installation d'une ventouse pour chaudière sur la façade de l'hôtel Crublier de Fougères à Châteauroux, situé dans une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine. Le juge a constaté que la requête ne visait l'annulation d'aucune décision administrative et demandait uniquement une injonction, ce qui la rendait manifestement irrecevable. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la demande sans examiner le fond, faute de recours contre une décision préalable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 août 2024, M. B A demande au tribunal de statuer sur la légalité de l'existence d'une " ventouse pour chaudière " et d'enjoindre une remise en état initial de la façade de l'hôtel Crublier de Fougères situé 145, rue Grande à Châteauroux.

Il soutient qu'une ventouse pour chaudière à condensation a été installée sans autorisation préalable sur la façade de son immeuble situé au sein d'une aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine, qu'une demande d'autorisation préalable de travaux a été déposée à postériori le 5 janvier et que la procédure suivie pour régulariser la situation lui parait irrégulière.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative :

" La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la requête présentée par M. A ne conclut à l'annulation d'aucune décision et tend à ce qu'il soit adressé une injonction à titre principale à l'autorité administrative. Dans ces conditions, ses conclusions aux fins d'injonction sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Limoges, le 18 septembre 2024.

Le vice-président,

FJ. Revel

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme,

Pour la greffière en chef,

La greffière

M. C