Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401489

vendredi 16 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401489
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantOMNIA LEGIS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la suspension de la décision du 7 août 2024 de la directrice territoriale de l’Ofii d’Orléans lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le juge a estimé que la requête ne relevait pas de la compétence territoriale du tribunal de Limoges, la décision attaquée ayant été prise par une autorité dont le siège se situe à Orléans, dans le ressort du tribunal administratif d’Orléans. En application des articles R. 522-8-1 et R. 922-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire de statuer sur l’aide juridictionnelle provisoire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 août 2024, Mme A C, représentée par Me Mongis, demande au juge des référés :

1°) de suspendre l'exécution de la décision en date du 7 août 2024 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) d'Orléans lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;

2°) d'enjoindre à l'Ofii, à titre principal, de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et à titre subsidiaire de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Vu :

- la requête enregistrée le 14 août 2024 sous le n° 2401490 par laquelle Mme C demande l'annulation de la décision litigieuse ;

- les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Une demande d'aide juridictionnelle a été déposée par Mme C sur laquelle il n'a pas été statué à la date de la présente ordonnance.

Le président du tribunal a désigné Mme Gaullier-Chatagner, conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". En vertu de l'article R. 522-8-1 du même code : " Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code, le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance ".

2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 922-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " En application de l'article R. 312-1 du code de justice administrative et sous réserve des exceptions prévues par la présente section, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel l'autorité qui a pris la ou les décisions attaquées a son siège ". Aux termes de l'article R. 922-2 de ce code : " Lorsque le président d'un tribunal administratif ou le magistrat désigné par lui est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'un autre tribunal administratif, il lui transmet le dossier sans délai et par tous moyens, dans les formes prévues au premier alinéa de l'article R. 351-6 du code de justice administrative ". Aux termes de l'article R. 221-3 du même code : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : () Orléans : () Loiret () ".

3. La décision dont il est demandé la suspension a été prise par la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration d'Orléans. Par suite, la requête de Mme C ne relève pas de la compétence du tribunal administratif de Limoges.

4. Dans ces conditions, il y a lieu de rejeter la requête de Mme C par application des dispositions de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative, sans qu'il y ait lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A C et à Me Mongis.

Fait à Limoges, le 16 août 2024.

La juge des référés,

N. Gaullier-Chatagner

La République mande et ordonne

au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la Greffière en Chef,

La greffière,

M. B

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