Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401554

lundi 21 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401554
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Rejet d’une requête par le Tribunal Administratif de Limoges (ordonnance du 21 octobre 2024) concernant une demande de remise de dette d’un indu de prime d’activité de 3 635,28 euros. La requérante n’a pas fourni d’argumentation opérante malgré une demande de régularisation fondée sur l’article R. 772-6 du code de justice administrative. La requête est rejetée en application des articles R. 222-1 7° et R. 772-6 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 août 2024, Mme A B demande au tribunal, d'annuler la décision du 5 août 2024, par laquelle la caisse d'allocation familiale de la Creuse a rejeté son recours préalable obligatoire tendant à ce qu'il soit procédé à une remise de dette en sa faveur concernant un indu de prime d'activité d'un montant de 3 635,28 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. "

2. Aux termes de l'article R. 772-6 du code de justice administrative : " Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7 ".

3. Le greffe du tribunal a, en application de l'article R. 772-6 du code de justice administrative, invité par lettre du 18 septembre 2024 Mme B à régulariser sa requête à l'aide du formulaire prévu par l'article R. 772-6 précité du code de justice administrative. Ce formulaire invitait notamment le requérant à préciser les motifs de sa demande et l'informait de la nécessité, dans un délai de quinze jours sous peine d'irrecevabilité, de soumettre au juge une argumentation destinée à établir que la décision contestée avait méconnu ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. Si à l'issue de ce délai, Mme B a bien transmis au tribunal un courrier enregistré le 10 octobre 2024, celle-ci n'a pas déféré à cette demande et ne soulève aucun moyen opérant à l'encontre de la décision qu'elle attaque. Il suit de là que la requête de Mme B doit être rejetée en application des dispositions combinées des articles R. 772-6 et R. 222-1 7° du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B.

Fait à Limoges, le 21 octobre 2024.

Le vice-président,

FJ. REVEL

La République mande et ordonne

au préfet de la Creuse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la Greffière en Chef,

La Greffière,

M. DUCOURTIOUX

jb