Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401810

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401810
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, qui demandait que les factures de restauration scolaire de sa fille soient envoyées au domicile de la mère. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait pas l’exposé des faits, moyens et conclusions exigé par l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le président du tribunal a prononcé le rejet sans inviter le requérant à régulariser sa demande.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er octobre 2024, M. A C demande au tribunal que les factures relatives au paiement de la restauration scolaire pour sa fille, B C, soient envoyées au domicile de la mère de cette dernière.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance :() / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".

3. M. C, qui a simplement transmis au tribunal des extraits de l'ordonnance du tribunal fixant le domicile de sa fille, ainsi que le montant de la pension alimentaire qu'il doit verser pour son entretien et son éducation, ne soumet pas au tribunal des faits, moyens et conclusions permettant de déterminer l'objet de sa démarche et d'apprécier sa situation. Par suite, en l'absence de requête conforme aux dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, sa requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C.

Fait à Limoges, le 9 Octobre 2024.

Le président,

Didier ARTUS

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef

La greffière,

M. D

jb