Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401837
lundi 14 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2401837 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2024, Mme A B demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre la décision du 22 août 2024 par laquelle la rectrice de l'académie de Limoges a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé à l'encontre de la décision du 12 juillet 2024 rejetant sa demande d'autorisation d'instruction en famille de son fils C pour l'année scolaire 2024-2025, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle a reçu la décision dix jours avant la rentrée scolaire et que son fils bénéficiait de l'instruction en famille depuis septembre 2022 ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision dès lors, d'une part, que les motifs de refus ne sont pas identiques au sein de la décision initiale et de la décision rejetant le recours administratif préalable obligatoire, d'autre part, que la réponse n'est pas personnalisée mais effectuée à l'aide de phrases " types " et, enfin, qu'elle a donné un nombre important de raisons pour lesquelles son enfant doit bénéficier de ce mode d'instruction.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 7 octobre 2024 sous le numéro 2401841 par laquelle Mme B demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le 31 mai 2024, Mme B et M. D ont fait une demande d'autorisation d'instruction en famille concernant leur fils C, âgé de sept ans, au titre de l'année scolaire 2024-2025, en raison de l'existence d'une situation propre à celui-ci motivant ce projet éducatif. Par une décision du 12 juillet 2024, la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Haute-Vienne a rejeté leur demande. Mme B et M. D ont exercé un recours administratif préalable obligatoire le 29 juillet 2024. Par une décision du 22 août 2024, le représentant de la rectrice de l'académie de Limoges a rejeté leur recours. Mme B demande au juge des référés, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de la décision du 22 août 2024.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". En vertu de l'article L. 522-3 de ce code, le juge des référés peut, lorsqu'il apparaît manifeste qu'une requête est irrecevable, la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.
3. En l'état de l'instruction, les moyens invoqués par Mme B à l'appui de sa demande de suspension tels que développés dans les visas ne paraissent pas propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
4. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition tenant à l'urgence, que les conclusions à fin de suspension de la décision du 22 août 2024 doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Limoges, le 14 octobre 2024 .
Le juge des référés,
D. ARTUS
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
La greffière en chef,
A. BLANCHON
jb