LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA87-2401869

Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401869

lundi 28 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401869
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMARTIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 14 et 25 octobre 2024, M. K H, M. W S, M. I R, Mme M N, M. T U, Mme G D épouse U, M. A L, Mme X E épouse L, M. C Q, Mme P V épouse Q, M. J B et Mme F O, représentés par Me Peudupin, demandent au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 24 octobre 2023 par laquelle le maire de Couzeix ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la société Free Mobile pour l'installation d'un pylône en treillis métallique, support d'antennes téléphoniques sur un terrain situé rue Le Bost à Couzeix (87270) ;

2°) de mettre solidairement à la charge de la Commune de Couzeix et de la société Free Mobile une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils justifient d'un intérêt à agir, étant propriétaires de maisons d'habitation situées à proximité du terrain d'assiette du projet, sur lequel ils auront une vue directe ;

- la requête est recevable en ce qu'ils ont satisfait aux exigences de l'article R. 600-1 du CJA et que l'affichage du permis de construire n'a été continue qu'à compter du 18 janvier 2024 ;

- la condition d'urgence est présumée et satisfaite, dès lors que le commencement des travaux est imminent et qu'ils présentent un caractère difficilement réversible ;

- sont propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens tirés : 1/ du défaut de motivation en droit et en fait de la décision en litige, eu égard aux dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ; 2/ de l'erreur de droit en ce qu'elle méconnait l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ainsi que les dispositions du PLU et de l'article 2 du règlement de la zone A, dès lors, d'une part, que ce projet portera atteinte à la qualité paysagère du site et en particulier à la perspective typique de la campagne limousine, d'autre part, que ce pylône situé à près de 66 mètres de la parcelle des requérants les plus proches, sera particulièrement visible des maisons situées dans un rayon d'un kilomètre autour de la parcelle d'implantation ; 3/ de la méconnaissance des dispositions de l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques dès lors qu'il existe plusieurs autres pylônes supportant des antennes relais de téléphonie mobile qui auraient pu être mutualisés ; 4/ de la méconnaissance du principe de précaution tel qu'il est consacré au 1° de l'article L. 110-1-II du code de l'environnement, dès lors, d'une part, que les riverains ne disposent d'aucune garantie quant à leur santé, à la conservation de la biodiversité pas plus qu'à la santé des chevaux situés dans une écurie à environ 200 mètres de l'antenne relais litigieuse, d'autre part, qu'aucune concertation avec les habitants n'a été mise en œuvre ; 5/ de ce que l'implantation dudit pylône affecte la valeur vénale des maisons d'habitation et des parcelles situées à proximité.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 octobre 2024, la commune de Couzeix, représentée par Me Mons-Bariaud conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise solidairement à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le présent référé est irrecevable, en ce que le recours au fond a été introduit postérieurement à l'extinction du délai de recours contentieux ;

- la condition d'urgence n'est pas établie ;

- aucun des moyens soulevés n'est de nature à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 octobre 2024, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 5 000 euros soit solidairement mise à la charge des requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le présent référé est irrecevable, en ce que le recours au fond a été introduit postérieurement à l'extinction du délai de recours contentieux ;

- les requérants sont dépourvus d'intérêt pour agir ;

- l'urgence n'est pas établie dès lors que l'ouvrage est aisément démontable et que la suspension de l'autorisation préjudicierait à l'intérêt général de couverture du réseau de radiotéléphonie ;

- aucun des moyens n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée le 13 mars 2024 sous le n° 2400404 par laquelle M. H et autres, demandent l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Revel, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Revel ;

- les observations de Me Peudupin, qui reprend et développe les moyens présentés dans ses écritures ;

- et les observations de Me Mons-Bariaud, représentant la commune de Couzeix, qui reprend et développe les moyens présentés dans ses écritures ;

- les observations de Me Mirabel, représentant la société Free Mobile qui reprend et développe les moyens présentés dans ses écritures.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. La société Free mobile a déposé, le 12 avril 2023, une déclaration préalable auprès de la commune de Couzeix en vue d'implanter une station-relais de téléphonie mobile sur un terrain situé 1, rue Le Bost, cadastré section CO n° 130. Par un arrêté du 8 juin 2023, le maire de la commune de Couzeix a fait opposition à cette déclaration préalable. La société Free Mobile a saisi le tribunal administratif de Limoges de demandes d'annulation de cette décision ainsi que de sa suspension. Par une ordonnance du 12 octobre 2023, le juge des référés a fait droit à la demande de suspension et a ordonné au maire de Couzeix de délivrer, à titre provisoire, une décision de non-opposition à la déclaration préalable de la société Free Mobile dans un délai d'un mois à compter de la date de notification de son ordonnance. Pour l'exécution de cette injonction, le maire de Couzeix a pris, le 24 octobre 2023, une décision de non-opposition à la déclaration préalable présentée par la société Free Mobile. M. K H, M. W S, M. I R, Mme M N, M. T U, Mme G D épouse U, M. A L, Mme X E épouse L, M. C Q, Mme P V épouse Q, M. J B et Mme F O demandent au juge des référés de suspendre cette décision.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

3. La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier, ou le cas échéant des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. Aux termes de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme : " Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable () ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. / La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite. ". Toutefois cette présomption n'est pas irréfragable. Elle doit en outre être appréciée au regard de la nature des travaux autorisés.

5. D'une part, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort des pièces du dossier et notamment des cartes produites par la société Free Mobile que, dans la zone concernée, le territoire de la commune de Couzeix n'est que partiellement couvert par les réseaux de téléphonie mobile de cette société, nonobstant l'existence d'une antenne utilisée par cette dernière et située à environ 2,2 km du pylône litigieux. D'autre part, il ressort également des pièces du dossier que la station radioélectrique de télécommunications, composée principalement d'un pylône en treillis métallique d'une quarantaine de mètres de hauteur, de trois antennes, d'une zone technique installée au pied du pylône, pour la construction de laquelle les travaux n'ont pas commencé, serait aisément démontable dans l'hypothèse où l'autorisation de construire serait annulée, seule la dalle en béton servant de fondement à ce pylône, de taille modeste et qui sera enterrée, étant en prise durable avec le sol. Enfin, eu égard aux caractéristiques de l'ouvrage contesté, les atteintes portées aux intérêts privés des requérants, notamment visuelles, à les supposer établies, ne sont pas de nature à caractériser un degré de gravité suffisant alors qu'en revanche, l'installation de l'antenne relais objet du litige, qui s'inscrit dans le cadre plus général des engagements pris par la société Free Mobile vis-à-vis de l'Etat pour développer la couverture du territoire national par le réseau de téléphonie mobile de 3ème, 4ème et 5ème génération, satisfera à l'intérêt public d'améliorer la qualité de cette couverture. Dans ces conditions, eu égard aux caractéristiques de l'ouvrage, au caractère réversible des travaux, à l'intérêt public tel que décrit plus haut et à la circonstance que la présente requête en référé a été introduite plus de 7 mois après l'enregistrement de la requête au fond, la condition d'urgence ne peut, dans les circonstances de l'espèce, être regardée comme remplie. Par suite, l'urgence alléguée n'étant pas établie, les conclusions de la requête tendant à la suspension de la décision du 24 octobre 2023 doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les fins de non-recevoir opposées en défense.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Couzeix et de la société Free Mobile, qui ne sont pas les parties perdantes, la somme demandée par les requérants au titre des frais de justice. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées sur ce même fondement par la commune de Couzeix et la société Free mobile.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête présentée par M. H et autres est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Couzeix et la société Free Mobile sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. K H, M. W S, M. I R, Mme M N, M. T U, Mme G D épouse U, M. A L, Mme X E épouse L, M. C Q, Mme P V épouse Q, M. J B et Mme F O

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 octobre 2024

Le juge des référés,La greffière en chef,

F-J. REVEL A. BLANCHON

La République mande et ordonne

au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour la greffière en chef

La greffière,

A. BLANCHON

jb

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions