Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2401882

jeudi 15 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Limoges
SectionTribunal Administratif de Limoges
N° DossierTA87-2401882
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A, qui contestait son placement préventif en cellule disciplinaire au centre de détention de Châteauroux. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen opérant ou précis permettant d’en apprécier le bien-fondé, en application de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative. Le juge a constaté que le requérant s’était borné à transmettre la décision attaquée sans développer d’argumentation juridique valable. Cette ordonnance a été rendue sur le fondement du code pénitentiaire et du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 septembre 2024, transmise par ordonnance de renvoi du président du tribunal administratif de Dijon du 10 octobre 2024, M. B A, demande au tribunal d'annuler la décision du 1er septembre 2024 par laquelle le directeur du centre de détention de Châteauroux l'a placé à titre préventif en cellule disciplinaire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code pénitentiaire, notamment l'article R. 234-19

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. Aux termes de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. ".

3. M. A demande au tribunal d'annuler la décision du 1er septembre 2024 par lequel le directeur du centre de détention de Châteauroux l'a placé à titre préventif en cellule disciplinaire. Toutefois, l'intéressé, qui se borne à transmettre au tribunal la décision contestée, ne développe, à l'appui de sa requête, aucun moyen opérants ou assorti de faits manifestement susceptibles de venir à leur soutien ou de précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Il s'en suit que sa requête doit être rejetée par application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A et au directeur du centre de détention de Châteauroux.

Fait à Limoges, le 15 mai 2025.

Le vice-président,

F-J. REVEL

La République mande et ordonne

au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme

Pour le Greffier en Chef,

La Greffière

M. C

jb