Tribunal Administratif de Limoges — Décision N° TA87-2402045
mardi 16 décembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Limoges |
| Section | Tribunal Administratif de Limoges |
| N° Dossier | TA87-2402045 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la commune de Saint-Sulpice-les-Feuilles de lui vendre un ensemble de bâtiments. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne comportait pas la décision attaquée, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application "télérecours", la requérante n'a pas produit l'acte dans le délai imparti. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 novembre 2024, Mme C... A..., conteste auprès du tribunal la décision par laquelle le conseil municipal de la commune de Saint-Sulpice-les-Feuilles a refusé de vendre un ensemble de bâtiments estimé à 190 000 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ;(…) ».
2. D’une part, aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».
3. La requête déposée par Mme A... ne comporte pas la décision attaquée. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 8 novembre 2024 via l’application « télérecours »
et dont elle a accusé réception le jour même, Mme A... n’a pas, à l’expiration du délai de 15 jours qui lui était imparti, produit la décision attaquée. Par suite, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er
:
La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2
:
La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A....
Fait à Limoges, le 16 Décembre 2025.
Le président,
Didier ARTUS
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. B...
Par une requête enregistrée le 7 novembre 2024, Mme C... A..., conteste auprès du tribunal la décision par laquelle le conseil municipal de la commune de Saint-Sulpice-les-Feuilles a refusé de vendre un ensemble de bâtiments estimé à 190 000 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ;(…) ».
2. D’une part, aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».
3. La requête déposée par Mme A... ne comporte pas la décision attaquée. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée le 8 novembre 2024 via l’application « télérecours »
et dont elle a accusé réception le jour même, Mme A... n’a pas, à l’expiration du délai de 15 jours qui lui était imparti, produit la décision attaquée. Par suite, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er
:
La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2
:
La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A....
Fait à Limoges, le 16 Décembre 2025.
Le président,
Didier ARTUS
La République mande et ordonne
au préfet de la Haute-Vienne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision
Pour expédition conforme
Pour le Greffier en Chef,
La Greffière
M. B...